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Au Mali, l'armée française affronte des hommes "bien équipés, bien armés et bien entraînés" (Elysée)

Elles pensaient tomber sur "quelques soudards à bords de Toyota avec quelques armes", les forces françaises affrontent des groupes islamistes "bien équipés, bien armés et bien entraînés", confie l'Elysée. Les opérations françaises pour empêcher la progression des islamistes vers le sud du Mali se poursuivent ce dimanche, pour la troisième journée consécutive.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Joe Penney Reuters)

Alors qu'un nouveau Conseil de
défense se tient à l'Elysée autour du président Hollande, l'entourage du chef
de l'État livre quelques informations sur la résistance rencontrée par les
forces françaises qui se sont déployées au Mali vendredi.

"Ce qui nous a beaucoup
frappés, c'est la modernité de leur équipement, leur entraînement et leur
capacité à s'en servir",
confie-t-on
à l'Elysée. Au premier jour de l'opération, les groupes islamistes ont réussi à
infliger des pertes à l'armée française : un pilote d'hélicoptère a été
mortellement blessé par une arme légère. Il a réussi à ramener son appareil sur
sa base avant de décéder.

"À l'origine, on pouvait penser qu'ils s'agissait de quelques soudards
à bord de Toyota avec quelques armes. Ils se révèlent en réalité bien équipés,
bien armés et bien entraînés",
ajoute-t-on de même source. Précisant
que ces groupes ont sans doute récupéré dans les arsenaux libyens "un
matériel moderne sophistiqué, beaucoup plus robuste et efficace qu'on ne
pouvait l'imaginer."

"Africanisation"

Concernant la suite des opérations, "le mot
important est l'africanisation. C'est-à-dire le déploiement rapide de la force
africaine",
ajoute la présidence de la République. "La
situation au Mali justifie l'accélération de son déploiement parce que c'est
aux Africains de rétablir l'intégrité du Mali",
précise l'entourage du
président Hollande.

Dans cette perspective, le Togo annonce ce dimanche
l'envoi immédiat de 500 hommes au Mali. Le Niger, le Burkina Faso et le Sénégal
ont déjà annoncé l'envoi de contingents similaires. Le Bénin promet l'envoi de
300 hommes et le Nigeria doit dépêcher environ 600 militaires. Ces troupes
interviendront au sein de la Force internationale de soutien au Mali (Misma),
placée sous le commandement d'un général nigérian.

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