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Un dissident chinois condamné à dix ans de prison

Chen Xi a été reconnu coupable d'"incitation à la subversion du pouvoir de l'Etat". Le pouvoir renforce, depuis le début de l'année, sa répression contre les opposants.

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France Télévisions
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Des policiers patrouillent place Tiananmen, à Pékin (Chine), le 3 mars 2011. (FREDERIC J. BROWN / AFP)

Arrêté le 29 novembre, le dissident chinois Chen Xi a été condamné lundi 26 décembre à dix ans de prison pour subversion, a annoncé son épouse Zhang Qunxuan.

Au terme d'un procès expéditif, le tribunal de Guiyang, dans le sud-ouest de la Chine, a déclaré Chen coupable "d'incitation à la subversion du pouvoir d'Etat". Il a été condamné pour avoir rédigé 36 essais critiquant le Parti communiste et les avoir publiés sur des sites internet en chinois basés à l'étranger.

Trois ans en 1989 et dix ans en 1995

"Le juge a dit qu'il s'agissait d'un crime majeur qui avait eu un impact néfaste, et qu'il était récidiviste", a précisé Zhang Qunxuan.

Chen Xi, 57 ans, avait déjà écopé de trois ans de prison pour sa participation au mouvement de Tiananmen, réprimé dans le sang en 1989, puis de dix ans en 1995 pour subversion.

C'est l'une des peines les plus lourdes prononcées pour des motifs politiques depuis la condamnation le 25 décembre 2009 de l'écrivain et militant des droits de l'homme Liu Xiaobo à onze ans de prison pour subversion. L'intellectuel, qui a obtenu le prix Nobel de la paix 2010, fait partie des signataires de la "charte 08" avec Chen Xi, un manifeste appelant à des réformes démocratiques en Chine.

La justice chinoise redouble de sévérité

Vendredi, la justice chinoise avait condamné l'écrivain et militant des droits de l'homme Chen Wei à neuf ans de prison pour "incitation à la subversion du pouvoir de l'Etat".

Une semaine plus tôt, l'avocat et dissident Gao Zhisheng, condamné à trois ans de prison en 2006 pour le même motif, a été remis sous les verrous pour trois années supplémentaires. Il a été reconnu coupable d'avoir "violé les règles de sa mise en liberté conditionnelle".

Un autre dissident, Liu Xianbin, avait été condamné en mars à dix ans de réclusion après avoir publié sur internet des articles prônant la démocratie en Chine.

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