Tsunami en Indonésie : les villes sont coupées du monde

Trois jours après le tsunami en Indonésie, les détenus de la prison de Palu en ont profité pour fuir. Même chose à Donggala, ville dont on a peu parlé mais qui a souffert autant du séisme et du raz de marée.

France 2

Trois jours après le tsunami, vue du ciel, des quartiers entiers semblent pulvérisés. Dans certaines rues de Palu, en Indonésie, la mer ne s'est pas encore retirée. Les axes routiers sont détruits. Dans d'immenses fosses communes, les victimes sont enterrées à la hâte pour éviter les épidémies. Plus au nord, à Donggala, les premiers secours sont arrivés lundi 1er octobre. La région était coupée du monde depuis vendredi 28 septembre. À Petobo, les rescapés doivent se frayer un chemin entre les gravas et la boue, "la terre a comme gonflé, le niveau du sol est monté, la terre a englouti les maisons", témoigne ce rescapé.

"Beaucoup de personnes ici sont dans le désespoir"

Nicolas Bertrand, en duplex de Palu, explique que "beaucoup de personnes ici sont dans le désespoir, trois jours après la catastrophe, elles se sentent complètement abandonnées". Certains partent car ils n'ont toujours pas reçu d'aide. Les premières heures sont pourtant "cruciales pour retrouver des rescapés. Est-ce que les autorités indonésiennes ont perdu un temps précieux ? En tout cas, il est probable qu'elles n'aient pas estimé à sa juste valeur l'ampleur de la catastrophe", rapporte le journaliste Nicolas Bertrand.

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Un hôtel de dix étages effondré après le tremblement de terre suivi d'un tsunami survenu vendredi 28 septembre 2018 sur l'île de Célèbes, en Indonésie. (AZWAR / AFP)