La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi devant la justice pour le génocide des Rohingyas

Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, a défendu devant la Cour internationale de justice de La Haye (Pays-Bas) ses bourreaux et leurs exactions contre les Rohingyas en Birmanie.

franceinfo

Aung San Suu Kyi, chef du gouvernement de Birmanie, est venue mardi 11 décembre au tribunal international de La Haye (Pays-Bas) représenter son pays, accusé dans les massacres des Rohingyas. Prix Nobel de la paix en 1991, elle a fait face à ses accusateurs, notamment la Gambie, qui représentait les pays musulmans. "Nous demandons à la Birmanie d'arrêter ses tueries insensées, ses actes de barbarie et de brutalité qui ont choqué et continuent de choquer", a déclaré Abubacarr Tambadou, ministre gambien de la Justice.

Musulmans sunnites sans nationalité

A l'extérieur du tribunal, des Rohingyas exilés demandent que justice leur soit rendue. Ce sont des musulmans sunnites, une minorité à laquelle la Birmanie refuse tout droit, même la nationalité. Depuis la fin de la junte militaire en 2011, les violences des Rohingyas de la part des bouddhistes se sont accrues. Des massacres qui ont entraîné le déplacement de quelque 700 000 Rohingyas vers la Malaisie, l'Indonésie et le Bangladesh. Mercredi, Aung San Suu Kyi défendra son pays à La Haye.

Le JT
Les autres sujets du JT
La cheffe du gouvernement birman, Ang San Suu Kyi, lors d\'un discours le 9 octobre 2018 au Japon.
La cheffe du gouvernement birman, Ang San Suu Kyi, lors d'un discours le 9 octobre 2018 au Japon. (TOSHIFUMI KITAMURA / AFP)