Un Chinois meurt de la grippe aviaire

Il s'agit du premier cas humain dans ce pays depuis 18 mois.

Des membres du bureau de l\'Agriculture et de la Pêche inspectent des volailles, le 21 décembre 2011 à Hong Kong. 
Des membres du bureau de l'Agriculture et de la Pêche inspectent des volailles, le 21 décembre 2011 à Hong Kong.  (XINHUA / AFP / LUI SIU WAI)

Faut-il craindre un retour du H5N1 ? Un chauffeur de bus de Shenzen, ville de plus de dix millions d'habitants dans le sud de la Chine proche de Hong Kong, est mort samedi 31 décembre de la grippe aviaire. C'est le premier décès humain lié à ce virus dans le pays depuis dix-huit mois, selon les autorités.

M. Chen, 39 ans, a été pris de fièvre le 21 décembre et transporté le 25 à l'hôpital où une pneumonie grave a été diagnostiquée. Il a ensuite été testé positif au virus H5N1 de la grippe aviaire. "Jusqu'à présent, les 120 personnes qui ont été en contact avec cet homme récemment ne présentent aucun signe de maladie", a indiqué le département de la Santé de Shenzen.

Hong Kong, première victime historique du virus, est vigilante

Hong Kong, voisine de Shenzen, avait relevé mardi 27 décembre son niveau d'alerte à la grippe aviaire et décrété un embargo provisoire sur les importations de volaille vivante. Cette décision avait été prise après la mort mi-décembre sur son territoire de trois volatiles porteurs du virus H5N1. 

Il faut dire que Hong Kong a été le premier pays à connaître une épidémie de grippe aviaire d'importance en 1997, avec le décès de six personnes, provoqué par une mutation du virus. Des millions de volailles avaient été abattues. Mais cette fois, selon le bureau de l'Agriculture et de la Pêche hongkongais, il n'y a "aucune raison pour l'instant d'abattre des volailles" dans la région.