Hong Kong en guerre contre les futures mamans chinoises

Des dizaines de femmes enceintes originaires de Chine continentale se pressent chaque année dans les maternités de l'enclave, espérant obtenir pour leur enfant un permis de résidence. Les autorités veulent mettre fin à ce "tourisme de naissance".

Une femme enceinte consulte des tableaux d\'information sur la grossesse dans un hôpital de Hong-Kong le 8 février 2007.
Une femme enceinte consulte des tableaux d'information sur la grossesse dans un hôpital de Hong-Kong le 8 février 2007. (MIKE CLARKE / AFP)

Sur les 88 000 naissances enregistrées en 2010 à Hong Kong, près de la moitié seraient des bébés de mères de Chine continentale. Pour les autorités, c'en est trop : le futur chef de l'exécutif de Hong Kong, Leung Chun-ying, a annoncé mardi 17 avril son intention de leur interdire l'accès des maternités locales.

Le phénomène n'est pas nouveau . Les futures mères chinoises se pressent en masse à Hong Kong, espérant voir leur enfant bénéficier de meilleures conditions sanitaires et obtenir un permis de résidence dans cette enclave, qui bénéficie d'une large autonomie par rapport au reste de la Chine. Mais ce "tourisme" d'un autre genre sature les maternités et accroît la dépense publique, jugent ses détracteurs.

La fin de l'octroi du droit de séjour pour les enfants

Les autorités de Hong Kong avaient déjà annoncé début 2011 une forte réduction des quotas attribués aux Chinoises continentales dans les hôpitaux publics pour 2012, avec 3 400 places allouées.

Leung Chun-ying, qui entrera en fonction le 1er juillet, veut en outre supprimer l'octroi automatique à leurs enfants du droit de séjour permanent sur le territoire. "Si [des futures mères chinoises] ont réservé une place et se préparent à accoucher ici l'an prochain, il est très probable que leurs enfants n'auront pas le droit de résider" à Hong Kong, sauf si le père est lui-même hongkongais, a-t-il expliqué à la télévision locale RTHK.