Grève massive chez un sous-traitant de Nike au Vietnam

Comme Renault, le géant américain de la basket doit faire face à un mouvement social dans l'une de ses usines délocalisées. 20.000 Vietnamiens réclament des augmentations de salaires pour faire face à l'inflation grimpante.

(Radio France © France Info)

Ils sont 20.000, principalement des femmes issues du milieu rural. À l'usine Ching Luh, dans le sud du Vietnam, ils fabriquent des baskets pour un sous-traitant du géant américain Nike. Salaire mensuel : 59 dollars (37,30 euros), soit un peu plus que le salaire minimum vietnamien. Mais l'inflation grandissante affaiblit leur pouvoir d'achat, selon un syndicaliste. Ils ont donc décidé de cesser le travail.

Et la grève commence fort : ce sont plus de 90% des salariés de l'usine qui manquent à l'appel ce matin, selon un responsable provincial vietnamien. Objectif : obtenir une augmentation de salaires de 20%.
_ Un mouvement qui pourrait s'étendre : Nike, le plus important employeur privé du Vietnam, compte dix usines dans le pays.

L'entreprise relève que son cas n'est pas isolé et rappelle que quelque 150 grèves ont été recensées par les
syndicats vietnamiens depuis le début de l'année dans des
entreprises étrangères.

Et le Vietnam n'est pas le seul concerné : les employés de l'usine Dacia (qui appartient au groupe Renault) de Pitesti en Roumanie sont en grève depuis plus d'une semaine pour réclamer une augmentation des salaires.