Facebook et Twitter bientôt accessibles en Chine... ou presque

Selon le "South China Morning Post", les autorités chinoises ont décidé de débloquer certains sites interdits. Mais ils ne seront accessibles que dans la zone de libre-échange de Shanghai.

La zone de libre-échange de Shanghai (Chine), le 23 septembre 2013.
La zone de libre-échange de Shanghai (Chine), le 23 septembre 2013. (IMAGINE CHINA / QI QI SH / AFP)

Facebook et Twitter seront bientôt accessibles en Chine, mais pas pour tout le monde. Selon les révélations du South China Morning Post, publiées mardi 24 septembre, les autorités chinoises ont décidé de débloquer une série de sites interdits, dont les deux réseaux sociaux et le site internet du New York Times. Facebook et Twitter sont inaccessibles en Chine depuis 2009, et le quotidien américain est banni depuis 2012, en raison de la publication d'articles sur la fortune de l'ancien Premier ministre.

Cette décision, inédite dans un pays où l'accès à internet est strictement contrôlé, n'est cependant pas révolutionnaire. Elle ne concerne en effet que la future zone de libre-échange de Shanghai. "Pour bien accueillir les entreprises étrangères et leurs salariés, nous devons faire en sorte qu'ils se sentent comme chez eux. S'ils ne peuvent pas aller sur Facebook ou lire le New York Times, ils vont naturellement se demander si la zone de libre échange est vraiment différente du reste de la Chine", explique une source gouvernementale au quotidien hongkongais.

Pour compléter cette opération séduction à destination des investisseurs étrangers, les autorités chinoises comptent également autoriser les entreprises de télécommunications étrangères à fournir leurs services au sein de cette zone, une grande première.