Crise des sous-marins : la classe politique française s’embrase

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Crise des sous-marins : la classe politique française s’embrase
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Article rédigé par
M. Zambrano - franceinfo
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Les réactions sont nombreuses dans la classe politique après la décision australienne d’annuler l’achat de sous-marins français. L’opposition est vent debout.

Depuis l’annonce de l’annulation de l’achat de sous-marins français par l’Australie, les différents responsables politiques ont réagi à ce que certains appellent une humiliation, un camouflet ou une trahison. "Nous comprenons la profonde déception française, mais il y avait eu une série de problèmes sur l’exécution de ce contrat que nous avions soulevés avec les Français à de nombreuses reprises", a répondu Scott Morrison, le Premier ministre australien.

Réponse forte ou désescalade ?

Dans l’opposition française, les réactions sont vives. "Il y avait une petite musique qui faisait entendre que depuis des mois, les Australiens n’étaient pas heureux des retards, des surcoûts", estime Hélène Conway-Mouret, sénatrice PS des Français de l’étranger. "Est-ce qu’il y a eu à un moment une défaillance, une négligence ? C’est pour cela que nous demandons une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur ces éventuels dysfonctionnements", répond de son côté Damien Abad, président des députés LR. "Le signal fort que la France devrait envoyer aujourd’hui, c’est de quitter le commandement armé de l’OTAN, et de montrer que la France a besoin de retrouver sa voix et son indépendance en matière de défense et de politique étrangère", a rétorqué Fabien Roussel, secrétaire national du PCF. D’autres appellent davantage à la désescalade et au dialogue.

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