Boeing disparu : des variations de trajectoire et d'altitude enregistrées, selon le "New York Times"

Le "New York Times" publie des informations qui font état de "variations d'altitude significatives" et répétées de l'avion, une fois qu'il a perdu le contact avec les équipes au sol.

Un lieutenant vietnamien à la recherche du Boeing disparu survole l\'archipel Côn Đảo, le 12 mars 2014.
Un lieutenant vietnamien à la recherche du Boeing disparu survole l'archipel Côn Đảo, le 12 mars 2014. (NGUYEN HUY KHAM / REUTERS)

Nouvelles révélations troublantes de la presse américaine, vendredi 14 mars, dans l'enquête sur la disparition inexpliquée du Boeing de Malaysia Airlines, le week-end précédent. "Le vol 370 a connu des variations d'altitude significatives après avoir perdu le contact avec les équipes au sol, écrit le New York Times, qui cite "des sources officielles américaines et d'autres sources proches du dossier". "Il a changé de trajectoire plus d'une fois, comme s'il continuait d'être piloté par quelqu'un", poursuit le journal.

"Les signaux radars enregistrés par l'armée malaisienne semblent indiquer que l'avion a grimpé jusqu'à 45 000 pieds (13 700 mètres), au-delà de l'altitude limite pour un Boeing 777-200, peu après avoir disparu des radars civils et effectué un virage brusque sur la gauche", peut-on lire. La Malaisie n'a pas rendu publiques ces informations mais les a transmises à la Chine et aux Etats-Unis. 

Des passagers devenus inconscients avec l'altitude ?

La source citée par le New York Times précise qu'ensuite, l'avion est descendu à 23 000 pieds (7 000 mètres), soit en-deça d'une altitude de croisière normale, à l'approche de l'île de Penang (Malaisie), "densément peuplée". "A partir de là, l'avion a pris la direction du sud-ouest, repris de l'altitude et volé vers le nord-ouest en direction du détroit de Malacca." 

Un spécialiste de la sécurité aéronautique à la City University de Londres (Royaume-Uni), cité par le quotidien américain, affirme "qu'un acte délibéré dans le cockpit de l'avion pourrait avoir causé ces changements d'altitude (...) Aussi lourds soient les avions, il est très difficile pour eux de chuter abruptement." Un pilote de Boeing 777-200 interrogé par le New York Times assure de son côté que "dépasser le seuil limite de 43 100 pieds (13 100 mètres), ajouté à la dépressurisation de la cabine, peut avoir rendu les passagers inconscients et s'avérer une manœuvre intentionnelle de la part du pilote ou d'éventuels terroristes".