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Birmanie : le parti de l'opposante Aung San Suu Kyi ne boycottera pas les élections

Les élections législatives birmanes se tiendront le 8 novembre. Le parti d'Aung San Suu Kyi est le grand favori de ce scrutin.

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France Télévisions
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La présidente de la Ligue nationale pour la Démocratie, Aung San Suu Kyi, le 11 juillet 2015 à Naypyidaw (Birmanie). (YE AUNG THU / AFP)

Elle ne pourra pas devenir présidente, mais son parti participera quand même aux élections. L'opposante birmane Aung San Suu Kyi a annoncé samedi 11 juillet que son parti ne boycotterait pas les élections législatives du 8 novembre, dont il est le grand favori. "Nous avons décidé de prendre part aux élections", a annoncé la prix Nobel de la paix devant la presse, mettant fin au doute que la Ligue nationale pour la démocratie (LND) laissait planer quant à son possible boycott du scrutin.

Elle a précisé que son parti allait, en cas de victoire, "amender la Constitution" qui empêche l'opposante de devenir présidente. La nouvelle Assemblée devrait élire quelques mois plus tard un président. Mais la lauréate du prix Nobel de la paix ne pourra pas concourir à la plus haute fonction du pays : la Constitution héritée de l'époque de la junte l'empêche de se présenter, du fait de son mariage avec un étranger.

Les premières élections "libres" depuis 25 ans

"Le fait que les gens veulent que je devienne présidente n'est pas l'essentiel. L'essentiel, c'est que la LND gagne", a-t-elle insisté. "Votez pour la LND", a lancé la députée d'opposition, alors que la campagne ne commence officiellement qu'en septembre. La décision de participer aux élections a été prise à l'issue de discussions menées par l'opposante avec des hauts responsables de son parti à Naypyidaw, la capitale administrative de la Birmanie, quelques jours après l'annonce très attendue de la date du scrutin.

Le président réformateur birman Thein Sein a assuré que ces législatives historiques seraient "libres", insistant sur la "responsabilité" de son gouvernement de transition, aux manettes depuis l'autodissolution de la junte en 2011. Ce scrutin, sous haute surveillance de la communauté internationale et notamment de Washington, est la première élection nationale à laquelle le parti d'Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie, participe depuis 25 ans. En 2012, elle avait remporté triomphalement des législatives partielles, qui avaient marqué l'entrée symbolique de la LND au Parlement, Suu Kyi prenant la tête de l'opposition parlementaire.

Les inquiétudes se multiplient autour de ces élections, notamment sur la capacité d'organisation logistique de la Commission électorale. Aung San Suu Kyi a pointé du doigt récemment les risques de retour en arrière et le trop grand enthousiasme des Occidentaux quant aux réformes.

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