Attentats à Christchurch : 1,5 million de vidéos de l'attaque ont été supprimées, selon Facebook

L'auteur de la tuerie de vendredi, qui a fait 50 morts dans deux mosquées de la ville, avait diffusé les images du massacre sur Facebook pendant dix-sept minutes.

Des policiers enquêtent sur les lieux des attentats, à Christchurch (Nouvelle-Zélande) le 16 mars 2019.
Des policiers enquêtent sur les lieux des attentats, à Christchurch (Nouvelle-Zélande) le 16 mars 2019. (RECEP SAKAR / ANADOLU AGENCY / AFP)

Les images se sont répandues en 24 heures. Facebook a déclaré, dimanche 17 mars, avoir supprimé à travers le monde 1,5 million de vidéos des attentats menés vendredi contre deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Environ 1,2 million de ces vidéos ont été bloquées au moment de leur téléchargement, a précisé le réseau social dans un message publié sur Twitter.

Le terroriste d'extrême droite, qui a tué 50 personnes de confession musulmane rassemblées dans deux mosquées de la ville, a diffusé les images du massacre sur Facebook pendant dix-sept minutes. Il a utilisé pour cela une application utilisée par les amateurs de sports extrêmes.

Les images sur plusieurs réseaux sociaux

Ces premières images de la plus grande tuerie de masse de l'histoire de la Nouvelle-Zélande ont d'abord été postées sur Facebook, avant d'être partagées sur Twitter, YouTube et WhatsApp et Instagram, ces deux derniers réseaux appartenant à Facebook. Toutes les versions de la vidéo éditées pour masquer les images les plus violentes ont aussi été supprimées, a déclaré Facebook, disant vouloir ainsi respecter les personnes touchées par la tragédie et les inquiétudes des autorités locales.

La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, a déclaré dimanche lors d'un point de presse avoir été contactée par l'une des dirigeantes de Facebook. Elle a dit vouloir s'entretenir directement avec Facebook du service de diffusion de vidéo en direct qu'il propose.