Afghanistan : le favori à la présidentielle visé par un attentat

Quatre personnes ont trouvé la mort dans l'explosion de cette bombe, vendredi, à quelques jours du deuxième tour de l'élection présidentielle afghane. Le candidat est, lui, indemne.

Sur les lieux de l\'attentat, à Kaboul (Afghanistan), le 6 juin 2014.
Sur les lieux de l'attentat, à Kaboul (Afghanistan), le 6 juin 2014. (OMAR SOBHANI / REUTERS)

L'entre-deux tours de la présidentielle afghane est placé sous le signe de la terreur. Une bombe a explosé, vendredi 6 juin à Kaboul, au passage du convoi du favori de l'élection présidentielle afghane, Abdullah Abdullah, faisant quatre morts, selon les autorités afghanes. L'explosion a eu lieu alors que le convoi d'Abdullah Abdullah quittait un meeting pour se rendre à un autre, selon le candidat. Plusieurs de ses gardes ont été légèrement blessés dans cette attaque, qui n'a pas encore été revendiquée. Mais Abdullah Abdullah est indemne.

Abdullah Abdullah est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle en Afghanistan, selon des résultats préliminaires, samedi 26 avril.
Abdullah Abdullah est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle en Afghanistan, selon des résultats préliminaires, samedi 26 avril. (WAKIL KOHSAR / AFP)

Cet incident intervient à huit jours du second tour de l'élection présidentielle du 14 juin, que les rebelles talibans ont juré de perturber par leurs attaques. Abdullah Abdullah, ancien porte-parole du commandant Massoud, ennemi historique des talibans, doit y affronter Ashraf Ghani, un ancien économiste de la Banque mondiale, qu'il a largement distancé au premier tour (44,9% des voix contre 31,6%).

Abdullah Abdullah a engrangé dernièrement plusieurs soutiens qui ont conforté son statut de favori pour le second tour. Notamment celui de Zalmai Rassoul, proche du pouvoir sortant arrivé troisième au premier tour (11,4%), et de l'ancien chef de guerre Abdul Rassoul Sayyaf, arrivé quatrième (7%). 

Cette élection désignera le successeur de Hamid Karzaï, seul homme à avoir dirigé l'Afghanistan depuis la chute des talibans en 2001, et qui ne pouvait briguer un troisième mandat, selon la Constitution.