Haut-Karabakh : les combats se poursuivent, 58 séparatistes arméniens tués

La région séparatiste du Haut-Karabakh, principalement peuplée d'Arméniens chrétiens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan musulman en 1991, avec le soutien de l'Arménie. 

Un soldat arménien dans le Haut-Karabagh en Azerbaïdjan, le 27 septembre 2020.
Un soldat arménien dans le Haut-Karabagh en Azerbaïdjan, le 27 septembre 2020. (REUTERS STAFF / REUTERS)

Pas de trève en vue. Les combats se poursuivent, lundi 28 septembre, entre les forces arméniennes et azerbaïdjanaises dans la région séparatiste du Haut-Karabakh. 

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Vingt-sept militaires sont morts au combat lundi, a indiqué le ministère de la Défense du Haut-Karabakh, après un premier bilan annoncé de 28 morts. Les nouveaux affrontements de lundi portent donc le bilan dans ce camp à 58 morts. L'Azerbaïdjan n'a pas annoncé ses pertes militaires. Bakou a en revanche fait état de sept civils tués, dont six membres d'une même famille, et le Karabakh a annoncé que de deux civils avaient péri. Depuis dimanche, ce sont au moins 67 personnes qui ont perdu la vie.

L'Arménie a saisi d'urgence, lundi, la Cour européenne des droits de l'homme pour demander des mesures provisoires à l'encontre de l'Azerbaïdjan.

Un conflit vieux de presque 30 ans

Des affrontements ont éclaté dimanche entre les deux anciennes républiques soviétiques qui s'opposent depuis des décennies au sujet du Haut-Karabakh, territoire enclavé d'Azerbaïdjan peuplé majoritairement d'Arméniens et ayant proclamé son indépendance avec l'effondrement de l'URSS en 1991. 

Ces affrontements sont les plus violents depuis 2016 et ravivent l'inquiétude quant à la stabilité dans cette région traversée par des oléoducs transportant du pétrole et du gaz vers les marchés mondiaux.