Après sept mois d'une mission qualifiée de "succès historique", l'Otan met fin à sa présence dans le pays.

« Notre mission en militaire est désormais terminée », avait déclaré vendredi dans un communiqué le secrétaire général de l"Otan, Anders Fogh Rasmussen. La fin de l"opération « Protecteur unifié » a été fixée à ce lundi 31 octobre. Le pays doit désormais construire « une nouvelle Libye » démocratique.

Anders Fogh Rasmussen
Anders Fogh Rasmussen (WIN MCNAMEE / POOL / AFP)

« Notre mission en militaire est désormais terminée », avait déclaré vendredi dans un communiqué le secrétaire général de l"Otan, Anders Fogh Rasmussen. La fin de l"opération « Protecteur unifié » a été fixée à ce lundi 31 octobre. Le pays doit désormais construire « une nouvelle Libye » démocratique.

Le peuple libyen "peut prendre son futur en mains fermement et en sécurité", a dit vendredi Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l"Otan. Et ce, dès ce lundi 31 octobre, date de fin de l"opération « protecteur unifié ». Une opération dont M. Rasmussen s"est félicité, déclarant que l"Otan avait « entièrement rempli le mandat historique des Nations unies de protéger le peuple de Libye, de faire appliquer une interdiction de vol et un embargo sur les armes ».

Toutefois, l"Otan est consciente que le pays a encore du chemin à parcourir pour construire « une nouvelle Libye, fondée sur la réconciliation, les Droits de l"Homme et l"Etat de droit. » En mettant fin à son opération fin octobre, l"Otan n"a pas accédé à la demande des nouvelles autorités libyennes, qui souhaitaient la présence de l"Alliance jusqu"à la fin de l"année.

L"Otan s"est néanmoins dite prête à « aider » le pays « si nécessaire et s"il le lui est demandé », notamment en ce qui concerne la réforme des institutions de sécurité et de défense. C'est sur la base des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité, qui avaient imposé des sanctions contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi et autorisé des mesures pour protéger les civils, que l'Otan avait lancé son opération "Protecteur unifié".

Dans les faits, l'embargo sur les armes et les quelque 26.000 sorties aériennes de l'Otan, dont plus de 9.650 dans un but "offensif", ont largement contribué au changement de régime en Libye après plus de quarante ans de dictature, même si l'alliance n'en avait pas officiellement fait un objectif.