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Anouar al Aoulaki a été tué vendredi au Yémen par un drone de la CIA

Anouar al Aoulaki, imam radical américano-yéménite lié à Al-Qaïda et ennemi public de Washington au même titre qu'Oussama Ben Laden, a été tué vendredi au Yémen.
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France Télévisions
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Une deuxième victoire contre le terrorisme pour le gouvernement d'Obama.

Anouar al Aoulaki, imam radical américano-yéménite lié à Al-Qaïda et ennemi public de Washington au même titre qu'Oussama Ben Laden, a été tué vendredi au Yémen.

Le président américain Barack Obama a affirmé que sa mort portait "un coup très dur à la branche la plus active d'Al-Qaïda", assurant que les Etats-Unis restaient déterminés à détruire les réseaux terroristes.

Anouar al Aoulaki a été tué par une frappe d'un drone de la CIA , rapportait CNN et le Washington Post, des informations non démenties par des responsables américains sollicités par l'AFP.

Le raid dans lequel a été mené vers 10H00 locales (07H00 GMT). Les membres du groupe ont été visés par un premier tir alors qu'ils s'apprêtaient à prendre un repas à même la terre près de la maison qu'ils habitaient, selon un chef tribal.

Ils ont alors pris la fuite à bord d'une voiture qui a été pulvérisée par un missile aérien, a-t-il ajouté. Les habitants ont réuni les restes des sept morts et les ont enterrés dans un cimetière de la région de Khasf, pas loin de la maison qu'ils habitaient.

Ciblé de longue date

Anouar al Aoulaki avait échappé à un raid américain au Yémen début mai, quelques jours après l'élimination au Pakistan du chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden, avaient annoncé à l'époque un responsable yéménite et un membre de sa tribu.

Placé par Washington sur sa liste des cibles à éliminer, l'imam avait aussi été visé, selon les autorités yéménites, par un raid de l'aviation yéménite le 24 décembre 2009 dans la province de Chabwa, qui avait fait 34 morts. Mais il ne s'y trouvait à ce moment, selon les services de sécurité.

Une menace aussi grande que Ben Laden

Anouar Al Aoualaki vivait en Virginie avant de quitter les Etats-Unis peu avant les attentats du 11 septembre 2001. Selon les autorités américaines, Al Aoualaki avait pris la tête d'Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) et avait joué un rôle important dans des attentats terroristes déjoués visant des cibles américaines.

Washington l'accuse également d'avoir voulu empoisonner des Occidentaux et lui reproche des échanges de courriers électroniques avec le psychiatre militaire qui a tué 13 personnes sur la base texane de Fort Hood en 2009.

Considéré par les Etats-Unis comme une menace aussi grande que l'était Ben Laden, Aulaqi était soupçonné par Washington de liens avec le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab, auteur de l'attentat manqué du 25 décembre 2009 sur un avion de ligne américain.

Une première depuis les attentats du 11 septembre

S'il n'a pas souhaité entrer dans les détails opérationnels et n'a pas confirmé directement l'action américaine, le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a salué la coopération avec les autorités yéménites.

Selon le Washington Post, qui cite un haut responsable des services secrets non identifié, l'élimination de l'imam a été approuvée par un document secret du département américain de la Justice, sans lequel la CIA n'aurait pas pu tué un citoyen américain.

Anouar Al Aoualaki est le premier citoyen américain dont l'élimination par la CIA a été autorisée par la Maison blanche depuis les attentats contre New-York et Washington il y a dix ans.

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