WikiLeaks : 10 000 notes diplomatiques trouvées sur l'ordinateur du soldat Manning

Selon un expert informatique, ces "câbles" du département d'Etat ont été retrouvés sur un ordinateur utilisé par le militaire américain accusé d'avoir été une "taupe" de WikiLeaks. Mais rien n'indique pour l'instant que ces données ont été transmises.

Le soldat américain Bradley Manning, soupçonné d\'avoir transmis des renseignements confidentiels au site WikiLeaks, lors d\'une audition à Fort Meade (Maryland) le 19 décembre 2011.
Le soldat américain Bradley Manning, soupçonné d'avoir transmis des renseignements confidentiels au site WikiLeaks, lors d'une audition à Fort Meade (Maryland) le 19 décembre 2011. (BENJAMIN MYERS / REUTERS)

Un expert informatique de l'armée américaine a assuré lundi 19 décembre que 10 000 notes du département d'Etat avaient été retrouvées sur un ordinateur utilisé par Bradley Manning, le jeune soldat américain accusé d'avoir été une "taupe" de WikiLeaks. Ancien analyste du renseignement en Irak, Bradley Manning est accusé d'avoir transmis entre novembre 2009 et mai 2010 des documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan au site WikiLeaks, ainsi que 260 000 dépêches diplomatiques du département d'Etat. 

D'après David Shaver, l'expert informatique qui s'est exprimé lors d'une audience à Fort Meade (Maryland), ces notes se trouvaient dans un dossier compressé qui était endommagé, et n'ont donc pas été transmises au site WikiLeaks. Il a par ailleurs indiqué que 100 000 autres dépêches du département d'Etat, qui avaient été encodées, avaient été retrouvées sur un ordinateur utilisé par le soldat entre novembre 2009 et mai 2010, date à laquelle Manning avait été arrêté.

"Vous n'avez trouvé aucune preuve que ces informations ont été envoyés à quelqu'un ?" a demandé le capitaine Paul Bouchard, avocat militaire nommé d'office pour défendre Manning. "Non monsieur", a répondu l'expert. Agé de 24 ans, Bradley Manning doit comparaître devant une cour martiale pour "collusion avec l'ennemi". Il encourt la prison à perpétuité.