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Violences en Haïti : le Premier ministre suspend la hausse des prix des carburants

Les activités dans Port-au-Prince sont paralysées depuis l'annonce, vendredi après-midi, d'une importante hausse des tarifs des produits pétroliers. 

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France Télévisions
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Barricades dans la ville de Port-au-Prince, en Haïti, pour protester contre la hausse des prix des carburants, le 6 juillet 2018.  (HECTOR RETAMAL / AFP)

Marche arrière toute. Le Premier ministre haïtien Jack Guy Lafontant a annoncé sur Twitter, samedi 7 juillet, la suspension "jusqu'à nouvel ordre" de la hausse des prix des produits pétroliers, qui a déclenché vendredi une vague de violences populaires à travers le pays.

Peu avant cette annonce, le président de la chambre des députés Gary Bodeau avait lancé un ultimatum de deux heures au gouvernement pour revenir sur la hausse des prix, sans quoi le gouvernement serait "considéré comme démissionnaire".

Un centre commercial pillé

Vendredi, les ministères de l'Économie, des Finances, du Commerce et de l'Industrie avaient annoncé l'augmentation des prix de l'essence de 38%, celui du gazole de 47% et celui du kérosène de 51%, à compter du samedi 7 juillet à minuit.

Les activités dans Port-au-Prince sont paralysées depuis. Samedi, la plupart des axes majeurs étaient toujours obstrués par des barricades et tous les vols à destination de la capitale haïtienne dans la matinée ont été annulés.

A la mi-journée, un centre commercial a été pillé par des manifestants et, alors que la présence policière est inexistante à travers la ville, plusieurs commerces et véhicules ont été incendiés.

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