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Vidéo Affrontements au Brésil lors de l'attribution d'un gros gisement pétrolier

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France Télévisions

L'exploitation du plus grand gisement pétrolier du pays a été attribuée lundi à un consortium formé par le brésilien Petrobras, Shell, Total et les chinois CNPC et CNOOC.

 

Quelque 1 100 policiers et soldats ont dû être mobilisés aux abords d'un hôtel de Rio de Janeiro, lundi 21 octobre. A l'intérieur de l'établissement, les autorités brésiliennes ont signé un contrat attribuant l'exploitation du plus grand gisement pétrolier du pays à un consortium formé par le brésilien Petrobras (40%), Shell et Total (20% chacun), et les chinois CNPC et CNOOC (10% chacun).

Près de l'hôtel, les forces de l'ordre ont repoussé des manifestants radicaux en utilisant des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Au moins cinq personnes ont été blessées, selon la police.

Un "succès" pour la présidente

Ce consortium a été le seul à présenter une offre pour exploiter sur 35 ans le gigantesque champ présalifère de Libra. Couvrant 1 500 km2, il se situe en eaux très profondes (2000 m), à environ 170 km des côtes de Rio de Janeiro. Ses réserves, enfouies sous une épaisse couche de sel entre 5 et 7 km sous le niveau de la mer, sont estimées entre 8 à 12 milliards de barils de brut. Les entreprises ont proposé la part minimum de 41,65% d'excédent brut d'exploitation de pétrole exigé par le gouvernement brésilien dans l'appel d'offres pour remporter l'enchère.

La présidente brésilienne s'est félicitée de ce "succès" qui provoquera, a-t-elle assuré, une "petite révolution bénéfique et sera source de transformations pour notre pays". Un point de vue que ne partagent pas les manifestants. Parmi eux se trouvent des ouvriers du pétrole qui accusent le gouvernement de brader et privatiser les ressources du Brésil.

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