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Un nouvel Etat américain abolit la peine de mort

Le Connecticut est devenu mercredi le 17e Etat américain à renoncer à la peine capitale.

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France Télévisions
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Des manifestants protestent contre l'exécution du condamné à mort Troy Davis, à Atlanta, en Géorgie (Etats-Unis), le 20 septembre 2011. (JOHN AMIS / REUTERS)

De plus en plus d'Etats américains remettent en question la peine de mort. Alors que la Californie se prononcera en novembre sur le sujet, le Connecticut a déjà choisi. Comme il s'y était engagé, le gouverneur démocrate de ce petit Etat du Nord-Est, Dannel Malloy, a promulgué mercredi 25 avril la loi abolissant la peine capitale. Elle avait été adoptée au début du mois par les deux chambres à majorité démocrate de l'Etat.

Le Connecticut devient ainsi le 17e Etat à l'interdire. Au plan national, le nombre de condamnations à mort  est passé de 312 en 1995 à 78 en 2011, selon le Centre d'information sur la peine de mort. Depuis 2007, en comptant le Connecticut, cinq Etats ont aboli la peine capitale. Seulement une douzaine d'Etats sur les 33 qui la pratiquent encore l'ont effectivement appliquée depuis 2010.

"Un moment historique", pour le gouverneur de l'Etat

Dans le Connecticut, la peine capitale sera désormais remplacée par la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération anticipée. La loi n'est pas rétroactive et ne concerne donc pas les 11 condamnés qui se trouvent encore dans le couloir de la mort de l'Etat.

Cette interdiction n'allait pas de soi : une large majorité de l'opinion publique dans le Connecticut reste favorable à la peine capitale (62% pour, 30% contre), selon un sondage de l'université Quinnipiac publié mercredi (en anglais). Le gouverneur s'est donc longuement expliqué sur cette mesure. "C'est un moment historique, le Connecticut rejoint 16 autres Etats [américains] et le reste du monde industrialisé en agissant ainsi, mais c'est aussi un moment de réflexion, et non de célébration."

Lui-même a évoqué son parcours de procureur pour expliquer l'évolution de sa réflexion sur le sujet. Il a souligné que le système juidiciaire "ne fonctionnait pas" dans son Etat, où "seulement deux condamnés, volontaires, ont été exécutés en 52 ans", en raison notamment des interminables procédures d'appel. 

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