Tuerie de San Bernardino : le "New York Times" s'engage contre les armes à feu dans un édito historique

Le prestigieux quotidien américain appelle, samedi, à "stopper l'épidémie d'armes à feu en Amérique". C'est la première fois qu'un éditotorial est publiée en une du journal depuis 1920.

Devant le siège du \"New York Times\", à New York (Etats-Unis), le 8 mars 2011.
Devant le siège du "New York Times", à New York (Etats-Unis), le 8 mars 2011. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

Après la tuerie de San Bernardino (Californie, Etats-Unis), le New York Times s'engage contre la prolifération des armes, samedi 5 décembre. Dans son édito (en anglais), le prestigieux quotidien américain appelle à "arrêter l'épidémie d'armes à feu en Amérique". Le texte est publié en une du journal, ce qui n'est pas arrivé depuis 1920, est-il expliqué dans un autre article (en anglais).

"Les responsables politiques encouragent les tueurs potentiels"

"Certains types d'arme, comme les fusils de combat légèrement modifiés utilisés en Californie, et certains types de munitions, devraient être interdits à la vente pour les civils", écrit le quotidien. En effet, le couple qui a perpétré le massacre s'est notamment servi de fusils d'assaut de calibre .223. Des armes lourdes achetés légalement.

Le New York Time estime que les politiques "objecteront que des tueurs déterminés ont pu obtenir des armes illégalement dans des pays comme la France, l'Angleterre et la Norvège qui ont des lois strictes contre les armes. Mais au moins, ces pays essaient. Les Etats-Unis n'essaient pas. Et d'enfoncer le clou : "Pire, les responsables politiques encouragent les tueurs potentiels en créant des marchés d'armes pour eux, et les électeurs autorisent ces responsables politiques à garder leur poste."