Etats-Unis : pendant le "shutdown", les visiteurs se comportent comme des sauvages dans le parc naturel de Joshua Tree

Alors que l'administration fédérale était paralysée, il ne restait que huit "rangers" pour surveiller 3 200 km2 d'espaces à l'équilibre fragile.

Le parc national Joshua, aux Etats-Unis, le 4 janvier 2019.
Le parc national Joshua, aux Etats-Unis, le 4 janvier 2019. (MARIO TAMA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Poubelles débordantes, toilettes pleines, arbres vandalisés et rallyes improvisés dans des zones à l'équilibre très fragile... Lparalysie partielle des administrations fédérales aux Etats-Unis (le "shutdown") a privé le parc naturel de Joshua Tree, le plus célèbre de l'Ouest américain, de la grande majorité de son personnel. Il ne restait jusqu'alors que huit "rangers" pour surveiller 3 200 km2, restés ouverts au public contrairement à d'autres sites dans le pays.

En conséquence, les visiteurs avides de grands espaces gratuits (l'accès au parc est d'ordinaire strictement contrôlé et payant) se sont précipités pour le visiter. Et cette fréquentation sauvage a été lourde de conséquences. "Il y a eu des incidents, avec des nouvelles routes tracées par des automobilistes, et la destruction d'arbres", a déploré le parc dans un communiqué. Bénévoles et membres de la petite communauté vivant du tourisme à Joshua Tree ont même dû s'organiser pour y maintenir les services de base.

Si les responsables du parc ont annoncé la fermeture temporaire de Joshua Tree, le parc va finalement rester ouvert au public, des fonds débloqués en urgence ayant permis de remédier aux problèmes consécutifs au "shutdown". "En utilisant immédiatement des recettes générées par les droits d'entrée, les responsables du National Park Service ont réussi à éviter la fermeture temporaire", expliquent-ils dans un communiqué.