Présidentielle en Bolivie : la grève générale débute face à la victoire probable du président sortant Evo Morales dès le premier tour

Signe du malaise entourant le dépouillement, le vice-président du Tribunal suprême électoral bolivien a annoncé, mardi soir, sa démission en critiquant le système de décompte.

Un policier face à des manifestants, à La Paz (Bolivie), le 22 octobre 2019.
Un policier face à des manifestants, à La Paz (Bolivie), le 22 octobre 2019. (JORGE BERNAL / AFP)

Une grève générale a débuté en Bolivie, mercredi 23 octobre. De nouveaux incidents ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi pour protester contre le dépouillement des élections de dimanche, en passe de donner le président sortant Evo Morales vainqueur au premier tour.

Alors que le lent décompte des votes se poursuit, le chef d'Etat socialiste doit donner une conférence de presse à 7 heures (13 heures, heure de Paris). Il ne s'est pas exprimé publiquement depuis dimanche soir.

Les partisans de Morales se mobilisent

Dans l'est du pays, Luis Fernando Camacho, le président de l'influent Comité Pro-Santa Cruz, une organisation de la société civile établie à Santa Cruz, capitale économique du pays et bastion de l'opposition, a lancé mardi soir la grève nationale. Il a donné jusqu'à mercredi midi aux autorités électorales pour confirmer qu'il y aurait un second tour.

En réponse, un groupe de syndicats ouvriers et paysans proches du pouvoir, la Conalcam, a enjoint ses militants à défendre les résultats officiels et appelé à un rassemblement mercredi dans la capitale, La Paz, qui devrait être une démonstration de force en soutien à Evo Morales.

Signe du malaise entourant le dépouillement, le vice-président du Tribunal suprême électoral bolivien, Antonio Costas, a annoncé mardi sa démission en critiquant le système de décompte.