Pour Rupert Murdoch, Barack Obama n'est pas un "vrai président noir"

Face au tollé suscité, le magnat de la presse a fini par s'excuser.

Rupert Murdoch, le 8 juillet 2015 à Sun Valley, dans l\'Idaho (Etats-Unis).
Rupert Murdoch, le 8 juillet 2015 à Sun Valley, dans l'Idaho (Etats-Unis). (SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

"A quand un vrai président noir qui puisse s'occuper vraiment des divisions raciales ?" Le magnat australo-américain des médias Rupert Murdoch, patron de News Corporation, a rédigé ce tweet, mercredi 7 octobre, après avoir entendu le républicain Ben Carson, seul candidat noir à la présidentielle américaine de 2016, sur la chaîne de télévision Fox News (qui appartient à Murdoch). Cette critique de l'actuel président américain, Barack Obama, a valu à l'octogénaire des réponses cinglantes sur Twitter. Face à la polémique, l'homme a fini par présenter ses excuses.

 

Sur Twitter, les réactions ont été immédiates. Les accusations de racisme ont volé. "Suis-je suffisamment noir pour être président ?", lui a lancé un internaute blanc, le visage passé au charbon. Un autre lui a suggéré des lectures pour ne pas devenir "un vieux grognon".

 

 

Obama et Carson sont "deux hommes charmants"

Dans un premier temps, Rupert Murdoch ne s'est pas avoué vaincu. "Lisez le New York Magazine sur la déception des minorités" avec le président, a-t-il tweeté, cinq minutes après son premier tweet.

 

Rupert Murdoch a finalement tourné casaque et présenté ses excuses. "Mes excuses. Je ne voulais offenser personne. Personnellement, je trouve les deux hommes charmants", a-t-il précisé dans un nouveau tweet jeudi, à propos de Barack Obama et Ben Carson, pourtant à l'opposé en matière politique.

 

Quant à Ben Carson, il a pris la défense de Rupert Murdoch sur CNN. "Je connais Rupert Murdoch, il n'est pas raciste", a-t-il commenté. "Il exprime juste son opinion", a-t-il ajouté. Et de plaider : "Je pense qu'il faisait référence au fait qu'il y a un président noir, que la communauté noire était enthousiaste, mais que la politique n'a pas aidé la communauté noire à s'élever, ne lui pas été profitable".