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Non, la grand-mère argentine n'a pas retrouvé sa petite-fille enlevée pendant la dictature

La Fondation Anahi avait affirmé sur Facebook que sa fondatrice, Maria "Chicha" Mariani, avait identifié sa petite-fille après 39 années de recherches.

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France Télévisions
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Une photo non datée de Clara Anahi, postée après ses retrouvailles avec sa grand-mère.

Ca aurait pu être une belle histoire de Noël. La grand-mère argentine qui pensait avoir retrouvé sa petite-fille après 39 ans de recherches n'a finalement pas de lien de biologique avec celle-ci, ont affirmé les autorités judiciaires argentines, vendredi 25 décembre.

La veille, Maria "Chicha" Mariani, l'une des fondatrices des Grands Mères de la Place de Mai en Argentine, annonçait avoir retrouvé sa descendante, qui lui avait été enlevée pendant la dictature. Mais l'Unité spécialisée dans les cas d'enfants enlevés du pays a annoncé, dans un communiqué, que deux analyses génétiques officielles contredisaient cette identification. 

Un selfie immortalisant la rencontre des deux femmes

La Fondation Anahi, créée en 1989 par Maria Mariani après avoir quitté la présidence des Grands-Mères de la Place de Mai, s'était appuyée sur une analyse génétique privée. Celle-ci garantissait un taux de compatibilité de 99,9% entre la grand-mère et Clara Anahi, portée disparue le 24 novembre 1976 et présentée comme le 120e enfant "volé" par la junte pendant la dictature argentine (1976-1983).

"Après 39 ans d'infatigables recherches, (Maria) Chicha Mariani et sa petite fille Clara Anahi se sont retrouvées", avait alors écrit la fondation sur sa page Facebook. Un selfie immortalisant ces retrouvailles avait été posté sur les réseaux sociaux.

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