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Nicaragua : au moins dix morts dans des attaques des forces gouvernementales

Six civils, dont deux mineurs et quatre policiers, figurent parmi les victimes, selon un bilan provisoire.

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France Télévisions
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Des policiers bloquent l'entrée d'une église à Managua, au Nicaragua, le 14 juillet 2018. (OSWALDO RIVAS / REUTERS)

Au moins dix personnes ont été tuées et vingt autres blessées dans des attaques lancées par les forces gouvernementales, dimanche 15 juillet, dans plusieurs localités contrôlées par les rebelles dans le sud du Nicaragua. Six civils, dont deux mineurs, et quatre policiers figurent parmi les victimes, selon un bilan provisoire de l'Association nicaraguayenne des droits de l'homme (ANPDH). Ce pays, le plus pauvre d'Amérique centrale, est secoué depuis trois mois par des violences qui ont fait au moins 282 morts et quelque 2 000 blessés.

Des forces de police et paramilitaires ont mené des opérations à Masaya, une ville rebelle assiégée située à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale Managua, et dans ses environs. Les localités de Niquinohomo, Catarina, Diria, Diriomo ont notamment été visées. Des habitants ont raconté que ces détachements avaient fait usage de pelleteuses aux premières heures du jour pour y détruire des barricades et attaquer leurs défenseurs.

Un évêque visé par des tirs

Des paramilitaires ont en outre ouvert le feu sur un véhicule transportant Abelardo Mata, un évêque nicaraguayen qui se dirigeait vers Masaya, ont déclaré des responsables de l'Eglise catholique. Le dignitaire religieux, très critique envers le gouvernemen de Daniel Ortega, est sain et sauf. Il est l'un des cinq responsables de l'Eglise qui assurent une médiation entre le gouvernement et l'opposition au Nicaragua.

Masaya, la ville la plus rebelle du Nicaragua, est l'épicentre du mouvement de protestation lancé le 18 avril contre le gouvernement du président Daniel Ortega. Celui-ci, âgé de 72 ans et à la tête de son pays depuis 2007, est accusé d'avoir durement réprimé les manifestations et mis en place avec son épouse, également vice-présidente, Rosario Murillo, une "dictature" marquée par la corruption et le népotisme. Ses adversaires demandent des élections anticipées ou son départ.

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