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Le Paraguay, plaque tournante du trafic de drogue

Horacio Cartes, élu le 21 avril 2013 président du Paraguay, trouve un pays gangrené par la corruption, notamment au sein de son propre mouvement, le Colorado. Un pays, second producteur mondial de cannabis, secoué par la violence des cartels. Le nouveau président devra donner plus de moyen à la lutte antidrogue. L'occasion de voir s'il est, comme prétendent ses adversaires, lié au milieu.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Un policier de l'agence antidrogue du Paraguay détruit un plan de marijuana lors d'une opération dans le secteur de Pedro Juan Caballero. (AFP/Pablo Porciuncula)
Au hit parade des hauts lieux de la production et des trafics de drogue, on cite peu le Paraguay. Pourtant, le pays, par sa situation géographique, est une plaque tournante où transite la cocaïne venue des Andes à destination du Brésil. Les frontières sont poreuses, mais cela n'explique pas tout.

Le Senad, l'agence nationale de lutte contre la drogue, ne dispose que de 250 agents sur le terrain. Un peu limité pour contrôler des centaines de kilomètres de frontières dans des zones difficiles d'accès, notamment les 400 km qui longent le Brésil.

Il y a aussi des producteurs locaux qui cultivent entre 10 et 15.000 hectares de cannabis. Sur cette terre riche, au climat chaud et humide, les rendements sont excellents. Trois tonnes de cannabis à l'hectare.

Ainsi, la principale ville du coin, Pedro Juan Caballero, est victime de la mainmise des cartels. On y a compté jusqu'à 25 assassinats en un mois. Ici les journalistes trop curieux sont protégés par des hommes armés.

Les plantations de marijuana se situent dans la région de Pedro Juan Caballero, à la frontière avec le Brésil. (Google maps/FTV)

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