Le maire de New York, Michael Bloomberg, apporte un soutien surprise à Barack Obama

Après le passage de Sandy, l'élu indépendant loue "les mesures importantes" prises par le président sortant en matière de changement climatique.

Le maire de New York, Michael Bloomberg, le 28 octobre 2012, avant le passage du cyclone Sandy.
Le maire de New York, Michael Bloomberg, le 28 octobre 2012, avant le passage du cyclone Sandy. (ANDREW BURTON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

PRESIDENTIELLE AMERICAINE - Barack Obama et Mitt Romney se disputaient son soutien. C'est finalement au président sortant que va la préférence du maire de New York, Michael Bloomberg. Une surprise car l'élu, indépendant, est plutôt proche du Parti républicain. Ancien démocrate, il avait rejoint les républicains à partir de 2001, avant de rendre sa carte en 2007.

Jusqu'à présent très critique envers les deux candidats, il a justifié son choix dans sa lettre "Bloomberg View", jeudi 1er novembre, en saluant l'implication de Barack Obama dans la lutte contre le réchauffement climatique, jusqu'ici grand oublié de la campagne.

A la lumière de l'ouragan Sandy qui a causé des dégâts considérables dans sa ville, il estime que Barack Obama est celui qui saura "diriger en matière de changement climatique". "En 14 mois, deux ouragans nous ont forcés à évacuer des quartiers entiers, ce que notre ville n'avait jamais fait auparavant. Si c'est une tendance, elle n'est pas viable", écrit-il.

Bloomberg aurait pu voter pour le Romney de 2003

Michael Bloomberg salue les "mesures importantes" prises ces quatre dernières années par le président Obama, notamment "pour réduire le bilan carbone" américain. Il se félicite aussi que le président soutienne le droit à l'avortement et le mariage homosexuel, deux sujets auxquels le maire est très attaché.

L'homme d'affaires affirme enfin qu'il aurait pu voter pour le Mitt Romney de 2003, à l'époque où il était gouverneur du Massachusetts, mais que le candidat républicain d'aujourd'hui est "revenu sur toutes les positions sensées" qu'il avait à l'époque sur l'immigration, les armes illégales, l'avortement et l'assurance maladie, estime Michael Bloomberg. Son choix est un coup dur pour le Mitt Romney de 2012.