La police de Montréal à la recherche d'autres crimes éventuels de Magnotta

L'enquête le "dépeceur de Montréal" est "loin d'être terminée", selon la police de Montréal qui évoque d'anciens dossiers qui pourraient être rouverts. 

L\'avis de recherche émis par Interpol sur Luka Rocco Magnotta le 31 mai 2012.
L'avis de recherche émis par Interpol sur Luka Rocco Magnotta le 31 mai 2012. (INTERPOL / AFP)

L'arrestation du "Canadian Psycho" ne ferme l'enquête sur ses crimes présumés pour autant. L'enquête sur Luka Rocco Magnotta est "loin d'être terminée", a déclaré lundi 4 juin la police de Montréal, évoquant d'anciens dossiers qui pourraient être rouverts. Luka Rocco Magnotta, ce Canadien de 29 ans soupçonné d'avoir tué et dépecé un étudiant chinois à Montréal, a été arrêté lundi sans opposer de résistance dans un cybercafé d'un quartier populaire de Berlin, après 10 jours de cavale.

"Quand on fait face à ce genre d'individus, on pense à d'autres crimes", a déclaré le commandant Ian Lafrenière, tout en ajoutant ne pas avoir "vraiment de crime particulier en tête". A propos de la traque mise en place depuis jeudi soir pour retrouver Magnotta, il a glissé ce commentaire : "C'est quand même du jamais vu, une chasse de cette ampleur-là, on n'a pas vécu ça souvent à Montréal, heureusement, je vous dirais !"

Des poursuites pour les diffuseurs de la vidéo du meurtre ?

Le porte-parole de la police de Montréal a également insisté sur la volonté de ses services de poursuivre les hébergeurs qui ont permis la diffusion de la vidéo du meurtre dont Luka. Magnotta est accusé. "Vous savez que la vidéo avait été déposée sur différents sites web", a déclaré Ian Lafrenière. "On avait réussi, avec l'aide des gens, leur collaboration, à la retirer. Il demeurait toujours un endroit du côté d'Edmonton qui avait refusé. [....] Si on est en mesure de les accuser, ça va faire partie de notre enquête, ça je peux vous l'assurer", a dit le policier.

En ce qui concerne une extradition vers le Canada de Luka Rocco Magnotta, le porte-parole de la police n'a pas pu dire combien de temps les démarches pourraient prendre. "Ça va dépendre beaucoup aussi de quelle façon il va réagir : est-ce qu'il va tenter de contester cette extradition ? Est-ce qu'il va accepter ?".