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LA PHOTO. Des centaines de mexicains brûlent Donald Trump

Au Mexique, pendant la Semaine sainte à l'occasion des fêtes de Pâques des poupées en papier mâché représentants des personnalités politiques impopulaires sont brûlées lors des traditionnels «bûchers de Judas». Cette année une nouvelle effigie est apparue avec pour la première fois un candidat à la présidentielle américaine, Donald Trump.
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France Télévisions Rédaction Afrique
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Depuis son discours de candidature le 16 juin  2015, Donald Trump est devenu la personnalité la plus haïe des mexicains. Il avait déclaré, le Mexique ne fait qu’exporter «de la drogue, des violeurs et des criminels» aux Etats-Unis. Le milliardaire américain a enfoncé le clou en annonçant vouloir construire un mur tout le long de la frontière sud des Etats-Unis afin d'empêcher les migrants clandestins de passer. Il a ajouté vouloir faire payer sa construction au Mexique car ce pays «avait fait fortune grâce» aux Américains et que celui-ci était en train d’«asphyxier économiquement les Etats-Unis». Pour appuyer ses dires et prouver que la frontière entre les États-Unis et le Mexique est une passoire, il n’a pas hésité à utiliser dans une vidéo de campagne des images tournées en 2014 de la frontière entre… le Maroc et l’enclave espagnole de Melilla. De nombreuses personnalités ont vivement critiqué les propos et les procédés du magnat de l'immobilier. Le chanteur portoricain Romeo Santos déclare dans sa chanson Fuck Donald Trump : «tu as un problème avec les Mexicains mais ce sont eux qui construisent tes putains d’immeubles.». Mais cela n’a pas calmé le candidat à la Maison Blanche. Quelques mois plus tard, il propose de remettre en question le droit les enfants de migrants qui naissent aux États-Unis et héritent automatiquement de la nationalité américaine. Il suggère d’abolir ce bénéfice pour laisser place au «jus sanguinis», droit du sang, selon lequel seul un enfant d'un parent déjà étasunien serait doté de la nationalité. Le pape François lors de sa visite au Mexique en mars 2016 a déclaré que Donald Trump n’était «pas chrétien» provoquant la fureur de ce dernier. Quant au chef de l'Etat mexicain, Enrique Pena Nieto, il n’a pas hésité à comparer Donald Trump à Hitler et Mussolini. Pourtant Donald Trump a dit : «Je n'en veux pas au Mexique, la Chine est encore pire». (REUTERS/Henry Romero - Mars 2016)
La foule crie des insultes et scande «A mort!» Depuis son discours de candidature le 16 juin  2015, Donald Trump est devenu la personnalité la plus haïe des mexicains. Il avait déclaré, le Mexique ne fait qu’exporter «de la drogue, des violeurs et des criminels» aux Etats-Unis. Le milliardaire américain a enfoncé le clou en annonçant vouloir construire un mur tout le long de la frontière sud des Etats-Unis afin d'empêcher les migrants clandestins de passer. Il a ajouté vouloir faire payer sa construction au Mexique car ce pays «avait fait fortune grâce» aux Américains et que celui-ci était en train d’«asphyxier économiquement les Etats-Unis». Pour appuyer ses dires et prouver que la frontière entre les États-Unis et le Mexique est une passoire, il n’a pas hésité à utiliser dans une vidéo de campagne des images tournées en 2014 de la frontière entre… le Maroc et l’enclave espagnole de Melilla. De nombreuses personnalités ont vivement critiqué les propos et les procédés du magnat de l'immobilier. Le chanteur portoricain Romeo Santos déclare dans sa chanson Fuck Donald Trump : «tu as un problème avec les Mexicains mais ce sont eux qui construisent tes putains d’immeubles.». Mais cela n’a pas calmé le candidat à la Maison Blanche. Quelques mois plus tard, il propose de remettre en question le droit les enfants de migrants qui naissent aux États-Unis et héritent automatiquement de la nationalité américaine. Il suggère d’abolir ce bénéfice pour laisser place au «jus sanguinis», droit du sang, selon lequel seul un enfant d'un parent déjà étasunien serait doté de la nationalité. Le pape François lors de sa visite au Mexique en mars 2016 a déclaré que Donald Trump n’était «pas chrétien» provoquant la fureur de ce dernier. Quant au chef de l'Etat mexicain, Enrique Pena Nieto, il n’a pas hésité à comparer Donald Trump à Hitler et Mussolini. Pourtant Donald Trump a dit : «Je n'en veux pas au Mexique, la Chine est encore pire».

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