Etats-Unis : deux journalistes arrêtés au cours d'une troisième nuit d'émeutes à Ferguson

La tension reste vive dans cette ville du Missouri, cinq jours après la mort d'un jeune Noir tué par un policier.

Reuters

Haute tension. Cinq jours après la mort d'un jeune Noir tué par un policier, la situation reste explosive à Ferguson (Missouri). La police a tiré, mercredi 13 août, des gaz lacrymogènes et des fumigènes en direction de manifestants. Sur ces images, on peut voir une équipe de télévision contrainte de laisser sur place son matériel en raison du nuage irritant. 

Le policier suspecté blessé au visage

Selon la chaîne CNN et d'autres médias, la police anti-émeutes est intervenue sur le site d'une station essence incendiée où les manifestants s'étaient rassemblés. Les forces de l'ordre ont également arrêté deux journalistes, Wesley Lowery, reporter au service politique du Washington Post, et Ryan Reilly, du Huffington Post, alors qu'ils se trouvaient dans un restaurant de la ville. Ils ont ensuite été relâchés sans avoir été inculpés, a rapporté Wesley Lowery sur Twitter. 

Le chef de la police de la ville, Tom Jackson, qui tenait une conférence de presse mercredi, a par ailleurs affirmé que le policier responsable des tirs qui ont tué le jeune Noir samedi 9 août avait été blessé au visage, mais n'avait pas été touché par balles, sans plus de précisions, a rapporté le journal local Saint-Louis Dispatch.

La police a tiré, mercredi 13 août, des gaz lacrymogènes et des fumigènes en direction de manifestants à Ferguson (Etats-Unis).
La police a tiré, mercredi 13 août, des gaz lacrymogènes et des fumigènes en direction de manifestants à Ferguson (Etats-Unis). (SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP )