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Le Brésil ravit au Royaume-Uni le titre de sixième économie mondiale

Selon le classement d'un institut britannique, le géant d'Amérique du Sud dépasse désormais la Grande-Bretagne. Tous les pays d'Europe de l'ouest vont perdre du terrain dans les prochaines années.

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Des travailleurs sur un chantier de construction d'un super-port à Sao Joao da Barra, au Nord de Rio de Janeiro au Brésil, le 3 octobre 2011. (SERGIO MORAES / REUTERS)

Les économies d'Asie et d'Amérique du Sud progressent et celles d'Europe de l'Ouest sont en déclin relatif. Voilà le constat du Center for Economics and Business Research (CEBR), situé à Londres. Dans son dernier classement, l'institut place le Royaume-Uni à la 7e place des économies mondiales, derrière les Etats-Unis (1er), la Chine (2e), le Japon (3e), l'Allemagne (4e), la France (5e) et le Brésil (6e).

En hausse : les économies qui s'appuient sur les matières premières

Avec une population de 200 millions d'habitants, soit plus de trois fois celle du Royaume-Uni, et ses 7,5 % de croissance en 2010, le Brésil rafle la 6e place à la Grande-Bretagne.  Et ce, même si le gouvernement de Brasilia a revu ses prévisions de croissance à 3,5 % pour 2011 après un fort ralentissement de l'activité au troisième trimestre. Selon le CBR, le Brésil devrait également dépasser la France dans les prochaines années.

Invité par la BBC, Douglas McWilliams, le directeur du CEBR, analyse : "C'est un des changements majeurs de l'économie mondiale". "On voit que les pays qui produisent des biens de première nécessité, comme les aliments et l'énergie, s'en sortent très bien et montent progressivement dans le classement économique" mondial, a-t-il ajouté.

En baisse : les économies d'Europe de l'Ouest

L'avenir des économies européennes est contrasté : à l'Est, les perspectives de progression sont bonnes. A l'Ouest, en revanche, l'économie de l'eurozone pourrait reculer de 0,6 % en 2012 si elle arrive à résoudre la crise de l'euro. Et de 2 % si elle n'y parvient pas, estime l'institut. 

Dans ses prévisions, le CEBR explique aussi que la Russie devrait passer de la 9e place en 2011 à la 4e en 2020, tandis que l'Inde se hisserait de la 10e à la 5e place. Dans le même temps, l'Allemagne chuterait de la 4e à la 7e place, le Royaume-Uni occuperait le 8e rang et la France, actuellement 5e, perdrait quatre places. En 2020, elle ne serait alors plus que la 9e économie du monde. 

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