Colombie : un attentat à la voiture piégée fait 20 morts à Bogota

L'attaque perpétrée dans la capitale colombienne a visé l'école de la police nationale.

Les forces de sécurité colombiennes déployées dans la capitale Bogota, le 17 janvier 2019.
Les forces de sécurité colombiennes déployées dans la capitale Bogota, le 17 janvier 2019. (JUAN BARRETO / AFP)

Au moins 20 morts et 68 blessés. C'est le bilan d'un attentat à la voiture piégée perpétré dans le sud de Bogota (Colombie), jeudi 17 janvier. L'attaque a visé l'école de la police nationale. Cette attaque est la plus meurtrière depuis 2003 dans la capitale de ce pays qui peine à sortir de plus d'un demi-siècle de conflit armé. Le chef de l'Etat Ivan Duque a décrété un deuil national de trois jours.

L'auteur de l'attaque a été identifié comme José Aldemar Rojas Rodriguez. Il est entré à 9h30, heure locale, dans l'enceinte de l'Ecole des officiers Général Francisco de Paula Santander, au volant d'une camionnette grise chargée de 80 kilos de pentolite, un puissant explosif, selon le procureur général colombien. L'explosion est survenue à la fin d'une cérémonie de promotion de jeunes officiers. Les autorités n'ont pas précisé si le kamikaze était lié à l'un des groupes armés illégaux qui opèrent encore en Colombie, notamment dans le narco-trafic, depuis la paix signée avec l'ex-rébellion Farc en 2016.

La police déjà cible d'une attaque à la voiture piégée

Il y a presque un an, le 29 janvier 2018, la police avait déjà été la cible d'une attaque à la voiture piégée à Barranquilla, sur la côte caraïbe, dans le nord du pays). Six policiers avaient été tués et 40 blessés. L'attaque avait été revendiquée par l'Armée de libération nationale (ELN), la dernière guérilla de Colombie. 

En 2017, Bogota avait été le théâtre de deux autres attaques meurtrières. L'une, en juin dans un centre commercial, avait fait trois morts, dont une jeune Française. Les autorités l'avait attribuée à un groupuscule de gauche, le Mouvement révolutionnaire du peuple (MRP). L'autre avait eu lieu en février. Un policier avait été tué et plusieurs autres personnes blessées dans un attentat contre les forces de l'ordre dans le quartier de la Macarena, également revendiqué par l'ELN. Arrivé au pouvoir en août, le président colombien Ivan Duque a durci la lutte contre le trafic de drogue ainsi que sa politique envers l'ELN.