Chili : de nouveaux affrontements violents éclatent à Santiago

Depuis le 18 octobre, le mouvement de contestation sociale a fait 26 morts et plusieurs milliers de blessés. 

Des affrontements entre manifestants et forces de l\'ordre lors d\'une manifestation contre le gouvernement de Sebastian Piñera à Santiago (Chili), le 27 décembre 2019. 
Des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre lors d'une manifestation contre le gouvernement de Sebastian Piñera à Santiago (Chili), le 27 décembre 2019.  (CLAUDIO REYES / AFP)

La contestation ne faiblit pas au Chili, secoué par une profonde crise sociale depuis plus de deux mois. Vendredi 27 décembre, plusieurs milliers de manifestants ont affronté les forces de l'ordre lors d'une manifestation dans le centre de Santiago, la capitale du pays, selon des journalistes de l'AFP sur place.  

Par le biais des réseaux sociaux, les protestataires s'étaient réunis vendredi comme à leur habitude Plaza Italia, haut lieu de la contestation depuis le début des manifestations citoyennes massives contre le gouvernement de Sebastián Piñera. Les forces antiémeute ont pris le contrôle de la place en milieu d'après-midi, à grand renfort d'effectifs pour empêcher tout rassemblement. Elles ont dispersé la foule à coups de jets d'eau et de gaz lacrymogène. Une situation déjà vue il y a une semaine, lorsque de violents affrontements avaient éclaté entre policiers et manifestants. 

Mais après près de deux heures d'affrontements et un incendie dans un centre culturel voisin, des milliers de manifestants ont finalement réussi à atteindre le centre de la place, ont indiqué les journalistes de l'AFP.

Les forces de l\'ordre tentent de disperser une foule de manifestants à coups de jets d\'eau, le 27 décembre 2019 à Santiago (Chili). 
Les forces de l'ordre tentent de disperser une foule de manifestants à coups de jets d'eau, le 27 décembre 2019 à Santiago (Chili).  (CLAUDIO REYES / AFP)

Plusieurs milliers de blessés

Le mouvement de contestation sociale qui secoue le Chili depuis le 18 octobre est le plus grave depuis le retour de la démocratie dans le pays en 1990. Il a fait 26 morts et des milliers de blessés.

Une hausse du prix du ticket de métro dans la capitale a été le détonateur de cette fronde sociale inédite contre le gouvernement de droite. Malgré la suspension de la mesure, le mouvement s'est amplifié, nourri par le ressentiment des Chiliens face aux inégalités sociales.