Au Salvador, les gangs font la trêve

En mars 2012, une médiation initiée par l'évêque Fabio Colindres et Raul Mijango, un ancien commandant du Front Farabundo Marti de libération nationale, permet de négocier une trêve entre les deux principales bandes rivales du pays, Mara Salvatrucha (MS-13) et Mara 18 (M-18).

Le 31 janvier 2013, des membres de la Mara Salvatrucha (MS-13) et de la Mara 18, les deux principaux gangs du Salvador, expliquent en direct d’une prison de Quezaltepeque pourquoi et comment la ville est devenue une zone de paix, «une ville sanctuarisée». 
Le 31 janvier 2013, des membres de la Mara Salvatrucha (MS-13) et de la Mara 18, les deux principaux gangs du Salvador, expliquent en direct d’une prison de Quezaltepeque pourquoi et comment la ville est devenue une zone de paix, «une ville sanctuarisée».  (AFP PHOTO/ Juan CARLOS)
Si les maras, gangs ultraviolents du Salvador, acceptent de déposer les armes et de stopper leurs activités criminelles, ils se sont également engagés à suivre des programmes de réinsertion.
 
Initialement, cette initiative n’avait pas reçu l’aval du président salvadorien Mauricio Funes, alors que les autorités pénitentiaires et le ministre de la Justice et de la Sécurité cautionnaient totalement ce projet. Avec le Honduras, le Salvador sont les deux pays où l’on enregistre le plus d’homicides.
 
Depuis l’instauration de la trêve, le nombre de meurtres commis dans le pays a été réduit de moitié.
 
Dans le même temps, d'autres gangs ont adhéré au projet.