Au Chili, la contestation perdure malgré les excuses du président

Volte-face du président chilien Sebastian Piñera. Alors qu’il parlait d’un pays "en guerre" en début de semaine, il a finalement mis de l’eau dans son vin devant la contestation sociale qui a fait 15 morts dans le pays. 

France 24

Au son désormais symbolique des casseroles, ces milliers de manifestants ont une nouvelle fois envahi les rues de Santiago pour dénoncer les inégalités sociales.
Cinquième jour de contestation au Chili et la colère ne faiblit pas. Pour cette manifestante, la constitution chilienne doit être révisée : "C'est une contestation sociale parce que nous n'avons pas été entendus depuis des décennies et plus encore depuis la dictature, or nous sommes sous la constitution élaborée par la dictature".

Pourtant ce mardi, Sébastian Piñera a fait volte-face. Le président a proposé plusieurs mesures sociales et présenté ses excuses : "Cette situation d'inégalité et d'abus a conduit à un mouvement sincère et véritable de millions de Chiliens. Je le reconnais et demande pardon pour le manque de vision."

Parmi ces mesures figurent l'augmentation de 20% du minimum retraite et le gel des tarifs de l'électricité.
Ce mouvement de contestation, parti d'une hausse du prix du ticket de métro, a progressivement pris de l'ampleur. Les manifestations sont alimentées par un sentiment de frustration face aux inégalités sociales.

Volte-face du président chilien Sebastian Piñera. Alors qu’il parlait d’un pays \"en guerre\" en début de semaine, il a finalement mis de l’eau dans son vin devant la contestation sociale qui a fait 15 morts dans le pays. 
Volte-face du président chilien Sebastian Piñera. Alors qu’il parlait d’un pays "en guerre" en début de semaine, il a finalement mis de l’eau dans son vin devant la contestation sociale qui a fait 15 morts dans le pays.  (France 24)