Attaque à Benghazi : le consulat américain abritait des agents secrets

Selon le "Wall Street Journal", seuls 7 des 30 responsables américains évacués travaillaient pour le département d'Etat. Les autres appartenaient à la CIA.

Un bâtiment appartenant au consulat américain de Benghazi (Libye), le 12 septembre 2012, au lendemain de l\'attaque qui a fait quatre victimes.
Un bâtiment appartenant au consulat américain de Benghazi (Libye), le 12 septembre 2012, au lendemain de l'attaque qui a fait quatre victimes. ( AFP)

LIBYE - Le consulat américain de Benghazi, en Libye, cible d'une attaque le 11 septembre, n'abritait pas seulement du personnel diplomatique. A l'intérieur se trouvaient principalement des membres de la CIA en mission secrète, rapporte vendredi 2 novembre le Wall Street Journal (article payant).

Selon le journal américain, seuls 7 des 30 responsables américains évacués à la suite de cet attentat travaillaient pour le département d'Etat (l'équivalent du ministère des Affaires étrangères). Et les deux agents de sécurité qui sont morts dans l'attaque étaient au service de l'Agence centrale de renseignement (CIA), et non du département d'Etat, indique le Wall Street Journal.

Objectif : mettre la main sur les armes lourdes du régime

Plus d'une vingtaine de membres de la CIA opéraient en secret dans un bâtiment annexe du consulat, où s'étaient retranchés des personnels après une première attaque. L'objectif de cette mission secrète, entamée en février 2011 peu après le début du mouvement de révolte qui allait entraîner la chute du dictateur Mouammar Kadhafi, était de lutter contre le terrorisme et de mettre la main sur les armes lourdes du régime, selon le journal.

L'attaque, dans laquelle quatre Américains dont l'ambassadeur ont péri, avait provoqué une tempête politique aux Etats-Unis, les républicains emmenés par Mitt Romney reprochant à l'administration Obama son manque de préparation et de réaction. Selon le Wall Street Journal, des problèmes de communication entre la CIA et le département d'Etat pourraient expliquer les failles en matière de sécurité mises au jour lors de cette attaque.