Amérique centrale : près de 200 morts ou disparus après le passage de l'ouragan Eta

L'ouragan a provoqué la mort ou la disparition de plus de 150 personnes au Guatemala. Il devrait toucher dès dimanche Cuba, la Jamaïque et la Floride. 

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France Télévisions
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Un pont endommagé par l'ouragan Eta à Panzos (Guatemala), le 6 novembre 2020.  (JOHAN ORDONEZ / AFP)

Un bilan partiel mais déjà très lourd. L'ouragan Eta a fait près de 200 morts ou disparus, ainsi que des milliers de sinistrés dans sept pays d'Amérique centrale, selon les derniers bilans, samedi 7 novembre. Au Guatemala, pays le plus touché, "nous estimons que les chiffres (encore) non officiels montent à plus ou moins 150 morts", a déclaré le président guatémaltèque, Alejandro Giammattei, lors d'une conférence de presse. Désormais affaibli en dépression tropicale, l'ouragan pourrait se renforcer et menacer à partir de dimanche Cuba, la Jamaïque et la Floride.

Eta, qui avait touché terre mardi sur la côte caraïbe du Nicaragua en puissant ouragan de catégorie 4 avec des vents de 140 km/h, s'est progressivement affaibli en passant sur le Nicaragua et le Honduras. Ses pluies torrentielles ont aussi affecté le Costa Rica, le Panama, le Salvador, ainsi que le Mexique. Les autorités du Chiapas, l'un des Etats les plus pauvres du pays, ont annoncé la découverte d'au moins une vingtaine de victimes, pour la plupart emportées par des cours d'eau en crue. 

Des victimes emportées par des glissements de terrain

Au Nicaragua, des dizaines de sinistrés errent dans les décombres de leurs maisons submergées par les pluies diluviennes, et leurs toits de tôles emportés par les bourrasques de l'ouragan. Eta a causé la mort de deux travailleurs d'une mine d'or, mais les autorités n'ont pas établi un bilan complet des dégâts, a reconnu la vice-présidente nicaraguayenne Rosario Murillo.

Huit personnes sont mortes au Honduras, ensevelies dans l'effondrement de leurs maisons, ou noyées dans les inondations, et il pourrait y avoir davantage de victimes, a averti Marvin Aparicio, responsable de la Commission contre les catastrophes Copeco. Au Panama, les dégâts se concentrent dans la province de Chiriqui, frontalière du Costa Rica, où cinq personnes, dont trois enfants, ont péri dans des glissements de terrain. Les secours, qui se heurtent à des routes et des ponts coupés pour parvenir à la zone sinistrée, craignent qu'il n'y ait davantage de victimes encore dans les décombres de maisons.

Au Costa Rica, un glissement de terrain a enseveli jeudi une maison, faisant deux morts, dont un Américain septuagénaire, dans le canton Coto Brus, frontalier du Panama. Au Salvador, un pêcheur a été victime du mauvais temps, tandis qu'environ 1 700 personnes ont été évacuées préventivement et sont logées dans des refuges, a indiqué la protection civile.

Le changement climatique provoque une hausse des températures des eaux superficielles des océans, ce qui favorise la formation de cyclones et d'ouragans plus puissants et porteurs de davantage de pluies, particulièrement menaçants pour les populations, selon le Groupe intergouvernemental d'experts sur le changement climatique (GIEC).

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