La forêt amazonienne est en train de devenir source de CO2, selon une étude

L'étude publiée dans la revue Nature alerte notamment sur la déforestation et la dégradation de la forêt. 

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une image de la déforestation de la partie colombienne de la fôret amazonienne, le 3 septembre 2020. (RAUL ARBOLEDA / AFP)

C'est une bascule historique. En raison du changement climatique et de la déforestation, une grande partie du bassin de l'Amazonie émet désormais du CO2 au lieu d'en absorber, une transformation majeure pour cet écosystème crucial dans la limitation du réchauffement, selon une étude publiée mercredi.

Se basant sur des centaines d'échantillons d'air récoltés à diverses altitudes lors de la dernière décennie, l'étude publiée dans la revue Nature montre qu'en particulier la partie sud-est de l'Amazonie est passée d'un puits de carbone à une source de CO2, gaz responsable du réchauffement de la planète.

Lors des cinquante dernières années, les plantes et les sols ont absorbé plus d'un quart des émissions de CO2, même quand ces émissions ont augmenté de 50%.

Plusieurs facteurs responsables

"La déforestation et la dégradation de la forêt réduisent les capacités de l'Amazonie à agir comme puits de carbone", écrivent les auteurs. Parmi les causes de cette dégradation, les forêts brûlées pour faire place à l'élevage et à l'agriculture.

Le changement climatique est également un facteur clé: les températures pendant la saison sèche ont gagné près de 3°C par rapport à l'ère pré-industrielle, soit près de trois fois plus que la moyenne mondiale.

La combinaison de tous ces facteurs "remet en cause la capacité des forêts tropicales à séquestrer à l'avenir de larges volumes de CO2 dérivé des énergies fossiles", note Scott Denning, de l'université du Colorado, dans un commentaire publié également dans Nature.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Amazonie

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.