Feux en Amazonie : quasiment quatre fois plus d'incendies cet été que l'année dernière, selon l'Agence spatiale européenne

En compilant les données de satellites européens, l'ASE a recensé 4 000 incendies entre le 1er et le 24 août 2019, au Brésil, mais également au Pérou, en Bolivie, au Paraguay et en Argentine. 

Les incendies en Amazonie vus depuis la Station spatiale internationale.
Les incendies en Amazonie vus depuis la Station spatiale internationale. (ESA/NASA–L. Parmitano)

Les données satellites de l'Agence spatiale européenne, présentées sur le site internet de l'ASE, indiquent mardi 27 août que les incendies qui ravagent la forêt amazonienne en ce mois d'août sont quasiment quatre fois plus nombreux que l'an dernier à la même période.

4 000 incendies entre le 1er et le 24 août

En compilant les données de satellites européens, l'Agence spatiale européenne (ASE) a recensé 4 000 incendies entre le 1er et le 24 août 2019, au Brésil, mais également au Pérou, en Bolivie, au Paraguay et en Argentine. Or, "l'année dernière à la même période, seulement 1 100 incendies avaient été détectés" par l'Agence. Par ailleurs, Copernicus Atmosphère (CAMS), organisme de surveillance de l'environnement placé sous la houlette de l’ASE, a estimé que "les incendies en Amazonie cette année avaient relâché 228 mégatonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, ainsi que d'abondantes quantités de monoxyde de carbone".

De plus, l'ASE note que les feux de forêt apparaissent généralement lors de la saison sèche au Brésil, qui se déroule de juillet à octobre chaque année. Mais elle rappelle que l'augmentation sans précédent des incendies au Brésil est due à la déforestation légale et illégale qui permet d'utiliser les terres à des fins agricoles et qui contribue également à la hausse globale des températures sur Terre.

Les fumées des feux en Amazonie ont atteint la côte atlantique

D'après les observations de l'ASE et du CAMS, les volutes de fumée ont été perçues jusqu'à la côte atlantique, en passant par São Paulo, poussées par des vents forts.

Josef Aschbacher, directeur des programmes d'obersvation de la Terre à l'ASE, "si nous continuons à être confrontés à la crise climatique, les satellites sont essentiels pour observer les feux de forêt dans les endroits peu accessibles de la planète, spécialement pour un écosystème aussi important que l'Amazonie".