Amazonie : le président bolivien Evo Morales salue la "petite, toute petite" contribution du G7

Evo Morales estime que les pays les plus industrialisés de la planète doivent contribuer "pas seulement quand il y a des incendies".

Le président bolivien, Evo Morales, lors d\'un discours à La Paz, le 14 août 2019.
Le président bolivien, Evo Morales, lors d'un discours à La Paz, le 14 août 2019. (AIZAR RALDES / AFP)

Le président bolivien, Evo Morales, a salué, mardi 27 août, la décision du G7 d'accorder une aide de 20 millions de dollars pour lutter contre les incendies en Amazonie, tout en la jugeant légère. "Je salue (...) cette petite, petite, toute petite contribution du G7, a déclaré le dirigeant dans une interview à la radio Panamericana. Ce n'est pas de l'aide, cela fait partie d'une co-responsabilité partagée, car tous les peuples ont l'obligation" de préserver l'environnement, a-t-il poursuivi.

La Bolivie accepte l'aide rejetée par le Brésil

Le président a estimé que les pays les plus industrialisés de la planète, dont les sept principaux se sont réunis pendant deux jours en France au sommet du G7, "doivent beaucoup contribuer, et pas seulement quand il y a des incendies". Il a toutefois dit espérer que l'aide promise arrive le plus rapidement possible. Le G7 a promis de débloquer d'urgence 20 millions de dollars pour envoyer des avions bombardiers d'eau pour lutter contre les feux en Amazonie. Mais cette aide a été sèchement refusée par le Brésil, alors que la polémique enfle entre le président brésilien, Jair Bolsonaro, et Emmanuel Macron.

Lundi, La Paz a accepté la proposition de Paris de former une "Alliance pour l'Amazonie". Le président bolivien a également annoncé une suspension provisoire dans les régions amazoniennes des achats et ventes de terres, afin d'éviter que les surfaces dévastées par les feux ne soient utilisées pour créer des zones de culture ou d'élevage. Comme Jair Bolsonaro, Evo Morales est la cible de critiques des écologistes sur sa gestion des incendies en Bolivie et parce qu'il encourage la pratique de la culture sur brûlis pour l'extension des activités agricoles intensives.