Alain Serrie : dans les camps irakiens, "il y a une peur qui est indicible"

Après deux missions dans les camps de réfugiés en Irak, Alain Serrie, professeur de médecine de la douleur à l’hôpital Lariboisière et président de Douleurs sans Frontières, est venu témoigner dans les studios de France Info. Interview.

(Alain Serrie, professeur de médecine de la douleur à l’hôpital Lariboisière et président de Douleurs sans Frontières)

Alain Serrie, professeur de médecine de la douleur à l’hôpital Lariboisière et président de Douleurs sans Frontières, a effectué deux missions dans les camps de réfugiés en Irak. La première en avril 2015, dans le camp d’Arbat, à la frontière iranienne et à 30 kilomètres de la ligne de front. "Il y avait 3.000 familles et à peu près 13.000 personnes. Il y a une semaine, il y avait 6.000 familles et plus de 20.000 personnes. "

Dans ces camps la situation est très précaire et "il y a une peur qui est indicible, une peur de Daech et des exactions qu’on subit ces femmes et ces enfants. " Lorsque les femmes racontent ce qu’elles ont vécu, "c’est une histoire poignante, qui  nécessite une prise en charge psychologique de façon à éviter ce stress post-traumatique, " explique Alain Serrie. 

Dans les camps irakiens "il y a une peur qui est indicible", explique Alain Serrie à Fabienne Sintès
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