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Ahmad Wali Karzaï, demi-frère du président afghan Hamid Karzaï, a été tué par balle mardi dans la province de Kandahar

La mort de cet homme politique controversé, l'un des plus puissants du sud du pays, laisse un vide à la tête de la province de Kandahar, berceau historique des Taliban.Ces derniers ont rapidement revendiqué le meurtre, indiquant qu'ils avaient convaincu l'un de ses gardes du corps de se retourner contre lui.
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Ahmad Wali Karzaï, demi-frère du président afghan Hamid Karzaï, en 2008. (AFP)

La mort de cet homme politique controversé, l'un des plus puissants du sud du pays, laisse un vide à la tête de la province de Kandahar, berceau historique des Taliban.

Ces derniers ont rapidement revendiqué le meurtre, indiquant qu'ils avaient convaincu l'un de ses gardes du corps de se retourner contre lui.

La Maison blanche a condamné "dans les termes les plus forts le meurtre du demi-frère du président Karzaï à Kandahar" et présenté ses condoléances à la famille.

"Mon plus jeune frère est mort en martyr chez lui aujourd'hui. C'est la vie de tous les Afghans, j'espère que ces malheurs que traverse chaque famille afghane cesseront un jour", a déclaré Hamid Karzaï en ouverture d'une conférence de presse avec son homologue français .

Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur précise qu'Ahmad Wali, chef du conseil provincial à Kandahar, a été tué par balle à son domicile. "Il semble qu'Ahmad Wali Karzaï ait été tué par l'un de ses gardes du corps et qu'aucune personne venue de l'extérieur ne soit impliquée (dans le meurtre)", a dit Abdoul Ghafar Sayedzada, chef du département du contre-terrorisme du ministère de l'Intérieur.

Ahmad Wali Karzaï avait déjà survécu à deux tentatives d'assassinat : en mai 2009, son convoi était tombé dans une embuscade tendue par les Taliban qui avaient tué l'un de ses gardes du corps. En novembre 2008, il avait également survécu à une attaque contre des
bâtiments gouvernementaux dans sa province, qui avait fait six victimes.

Une figure politique controversée
Ahmad Wali Karzaï avait été régulièrement accusé de corruption et d'implication dans le trafic d'opium qui finance en partie l'insurrection des Taliban afghans, des charges qu'il a toujours niées.

Il était revenu en Afghanistan après la chute du régime des Taliban, laissant derrière lui une carrière de restaurateur à Chicago, aux Etats-Unis, pour devenir l'homme le plus puissant du sud du pays et se révéler un soutien de poids à son frère dans cette province instable et stratégique, théâtre d'opérations militaires des troupes américaines.

Les dirigeants étrangers le considéraient comme un frein à la lutte contre les Taliban dans la région tout en reconnaissant que la coopération avec lui était indispensable.

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