Tunisie : l'ex-Premier ministre emprisonné Hamadi Jebali hospitalisé à Tunis

Son état de santé se serait déterioré après sa grève de la faim, entamée le 23 juin. 

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France Télévisions
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L'ancien Premier ministre Hamadi Jebali à Tunis, le 6 août 2019. (HASNA / AFP)

L'ancien ministre tunisien Hamadi Jebali et ex-président du parti d'inspiration islamiste Ennahdha, arrêté jeudi 23 juin et en grève de la faim depuis, a été hospitalisé samedi 25 juin, a affirmé son avocat. "Son état s'est rapidement détérioré parce qu'il respecte strictement sa grève de la faim sans prendre de médicaments" pour les maladies cardio-vasculaires ou son diabète, a expliqué Me Zied Taher. La police n'a pas remis ces médicaments à Hamadi Jebali en dépit de l'autorisation donnée par le procureur à sa famille pour qu'elle lui remette, selon l'avocat et sa famille. D'après ses soutiens, il aurait été transféré à l’hôpital Habib Thameur, à Tunis. 

"Blanchiment"

L'ancien Premier ministre de 2011 à 2013 et démissionnaire d'Ennahdha depuis 2014 a été arrêté pour des accusations de blanchiment d'argent après des transferts de fonds depuis l'étranger à destination d'une œuvre de charité en Tunisie. Il nie et accuse les autorités de règlement de comptes politique. "Le pouvoir veut exclure les acteurs politiques puissants et porter atteinte à l'opposition. Il harcèle Ennahdha, sachant qu'il n'a rien trouvé contre elle", s'emporte dans Réalités on line le porte-parole du parti d'Ennahda, Imed Khemiri. Selon la radio tunisienne privée Mosaïque FM, Hamadi Jebali a été placé en garde à vue par le pôle antiterroriste de Tunis pour "des suspicions de blanchiment d'argent". Il faisait l'objet d'une enquête sur les activités de son atelier de fabrication de chaudières dans la région de Sousse.

Popularité

Le président tunisien Kaïs Saïed avait limogé son gouvernement en juillet dernier et suspendu le Parlement dominé par le parti Ennahdha dans ce que ses opposants ont dénoncé comme un coup d'Etat. Il a ensuite dissous le parlement avant de s'arroger les pleins pouvoirs. Il n'en reste pas moins populaire au sein d'une partie de la population qui estime qu'il agit ainsi contre la corruption du système politique.

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