Tunisie : Essebsi revendique la victoire, Marzouki attend de voir

Près de 5,3 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour le second tour de la présidentielle, dimanche 21 décembre, qui marque la fin de la transition.

Béji Caïd Essebsi, candidat de l\'alliance laïque Nidaa Tounès, lors du second tour de l\'élection présidentielle tunisienne, dimanche 21 décembre 2014 à Tunis (Tunisie).
Béji Caïd Essebsi, candidat de l'alliance laïque Nidaa Tounès, lors du second tour de l'élection présidentielle tunisienne, dimanche 21 décembre 2014 à Tunis (Tunisie). (ANIS MILI / REUTERS)

Le candidat de l'alliance laïque Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi, revendique la victoire au second tour de l'élection présidentielle en Tunisie, dimanche 21 décembre. Plusieurs sondages réalisés en sortie d'urnes semblent confirmer cette annonce : l'institut Sigma crédite Béji Caïd Essebsi de 55%, contre 53,8% pour 3C Etudes et 52,8% pour Emrhod, rapporte Le Huffington Post Maghreb.

Près de 5,3 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour le second tour de l'élection présidentielle, mais le taux de participation n'a atteint que 59,04%, selon l'Instance supérieure indépendante pour les élections, citée par La Presse de Tunisie.

"Je dédie ma victoire aux martyrs de la Tunisie"

"Je dédie ma victoire aux martyrs de la Tunisie. Je remercie Moncef Marzouki. Nous devrions désormais travailler ensemble sans exclure quiconque", a déclaré l'ancien membre du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) de Zine El-Abidine Ben Ali. Selon Mohsen Marzouk, directeur de campagne d'Essebsi, des "indications" montrent que ce dernier a remporté le scrutin avec une marge confortable, sans détailler ses sources. Le camp de Moncel Marzouki a fraîchement accueilli cette annonce. Ainsi, le directeur de campagne Adnen Monsar précise qu'il s'agit d'une élection serrée et que "rien n'est encore confirmé".

Au premier tour, le 23 novembre, Béji Caïd Essebsi a obtenu 39,4% des suffrages contre 33,4% à Moncef Marzouki, élu président il y a trois ans par l'assemblée constituante grâce à une alliance avec les islamistes d'Ennahda.