Tunisie : après la mort de Beji Caïd Essebsi, l'élection présidentielle sera organisée en septembre

La présidence par intérim est assurée par le chef du Parlement, Mohamed Ennaceur.

Mohamed Ennaceur, président tunisien par intérim après la mort de Beji Caïd Essebsi, à Tunis (Tunisie) le 25 juillet 2019.
Mohamed Ennaceur, président tunisien par intérim après la mort de Beji Caïd Essebsi, à Tunis (Tunisie) le 25 juillet 2019. (YASSINE GAIDI / ANADOLU AGENCY)

Après le décès du président Beji Caïd Essebsi, la Tunisie organisera des élections anticipées "probablement" le 15 septembre prochain, a annoncé, jeudi 25 juillet, l'instance supérieure indépendante en charge des scrutins. En attendant, la présidence par intérim est assurée par le chef du Parlement, Mohamed Ennaceur, qui a prêté serment quelques heures après le décès du chef de l'Etat. 

Le mandat du président devait prendre fin en décembre, mais impossible pour Mohamed Ennaceur d'assurer l'intérim jusqu'à cette date : la Constitution prévoit un remplacement de 90 jours maximum, soit jusqu'au 23 octobre prochain. Les Tunisiens ont salué cette transition rapide, alors que leur pays est le seul des Etats arabes touchés par les contestations de 2011 à poursuivre sur la voie de la démocratisation.

Les conditions pour se présenter aux élections ont été amendées de façon contestée en juin par le Parlement, mais le texte voté à l'initiative du gouvernement n'a pas été promulgué par le chef de l'Etat avant son décès. Il pourrait l'être dans les jours à venir, ce qui exclurait plusieurs candidats de poids de l'éelection, dont la mécène Olfa Terras-Rambourg ou le magnat des médias Nabil Karoui.