Attentat à Tunis : un coup dur pour les services de sécurité

En direct de Tunis, Samah Soula fait le point sur la situation dans la capitale tunisienne au lendemain de l'attentat qui a frappé un bus de la garde présidentielle.

FRANCE 2

Le groupe Etat islamique a revendiqué mercredi 25 novembre l'attentat contre le bus de la garde présidentielle survenu mardi en plein coeur de Tunis, la capitale de la Tunisie. Daech a publié "une photo d'un kamikaze le visage dissimulé portant une ceinture d'explosifs et affirmant qu'il s'agit d'un Tunisien", explique Samah Soula en direct de Tunis. C'est un coup dur pour les services de sécurité du pays alors que "l'attentat a eu lieu en plein centre-ville, à deux pas du ministère de l'Intérieur et tout près de l'équivalent des Champs-Élysée, censé être un sanctuaire le mieux protégé de la capitale", poursuit la journaliste.

Les Tunisiens sont dehors

Toutefois, les Tunisiens étaient dans les rues et aux terrasses des cafés ce mercredi. Le festival de cinéma qui a lieu actuellement n'a pas été annulé, rapporte la journaliste. "Dans les files d'attente, de nombreux jeunes m'ont dit leur détermination à vivre, à rester debout, comme en échos à ce qu'on a entendu à Paris", souligne-t-elle. Dans la soirée, le couvre-feu oblige cependant les Tunisiens à regagner leur domicile.

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Le car de la sécurité présidentielle visé, le 24 novembre 2015 à Tunis, par un attentat revendiqué par les jihadistes de l\'Etat islamique, photographié ici le lendemain de l\'attaque.
Le car de la sécurité présidentielle visé, le 24 novembre 2015 à Tunis, par un attentat revendiqué par les jihadistes de l'Etat islamique, photographié ici le lendemain de l'attaque. (FETHI BELAID / AFP)