Attaque à Tunis : il n'y avait pas de gardes devant le Parlement et le musée, dénonce le vice-président de l'Assemblée

"Deux étaient au café, le troisième mangeait un casse-croûte et le quatrième ne s'est pas présenté", a affirmé le cofondateur d'Ennahdha.

Les forces de sécurité prennent position autour du musée du Bardo, à Tunis, mercredi 18 mars 2015.
Les forces de sécurité prennent position autour du musée du Bardo, à Tunis, mercredi 18 mars 2015. (FETHI BELAID / AFP)

Il dénonce une "grande défaillance". Le premier vice-président du Parlement tunisien, mitoyen du musée du Bardo qui a été visé par l'attentat, a affirmé vendredi 20 mars que mercredi, jour de l'attaque, "il n'y avait pas de police autour du Parlement et autour du musée".

"Deux étaient au café"

Abdelfattah Mourou a également déclaré que les gardes chargés de la sécurité étaient "au café" au moment de l'attaque. Selon le député, qui est aussi l'un des fondateurs du parti islamiste Ennahdha, "il y avait quatre policiers seulement qui devaient assurer la sécurité autour du Parlement, dont deux étaient au café. Le troisième mangeait un casse-croûte et le quatrième ne s'est pas présenté."

Le musée du Bardo, le plus prestigieux du pays, est situé dans la même enceinte que le Parlement, censé être placé sous forte protection. "Nous, on avait commencé à dialoguer avec les responsables de la police et de l'armée depuis 48 heures [mardi], c'est-à-dire avant cet acte-là. On avait commencé à entendre qu'ils n'avaient pas de matériel", a-t-il ajouté. Le ministère de l'Intérieur n'était pas joignable dans l'immédiat pour réagir à ces déclarations.