Tunisie : à Sousse, les touristes manquent toujours à l'appel

Cela fait près d'un mois que 38 touristes étrangers ont péri à Sousse, attaqués à la kalachnikov par un étudiant se revendiquant de l'État islamique. Malgré la sécurité renforcée, la situation est catastrophique pour le tourisme.

FRANCE 3

L'image obsédante du tueur armé de sa kalachnikov. Sur la plage, devant l'hôtel endeuillé, plus aucune fleur ni message de condoléances. Toute trace du carnage est effacée. Mais les terribles minutes où le terroriste a vidé son chargeur sur les vacanciers continuent de hanter les esprits.

En cette saison, les plages de Sousse sont normalement bondées, les transats pris d'assaut. Dimanche 19 juillet, il n'y a pratiquement personne.

Une famille de Lorraine a un peu hésité avant de venir. Mais l'appréhension s'est vite dissipée. "Je ne vis pas dans la crainte, en venant à la plage, de s'il va arriver quelque chose", assure au micro de France 3 Michèle, une touriste française.

300 fonctionnaires appelés en renfort

En bateau, à cheval, à pied, ou en quad, des policiers armés arpentent les plages. 300 fonctionnaires ont été appelés en renfort. Mais il y a un mois, le 26 juin, il a fallu attendre 40 minutes pour neutraliser le terroriste, alors que le premier commissariat n'est qu'à cinq minutes à peine de la plage.

Immédiatement après le massacre perpétré à Sousse, plusieurs pays européens, dont la Grande-Bretagne, ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre en Tunisie. Les Britanniques seraient prêts à lever cette restriction, mais la confiance des touristes ne sera pas facile à rétablir.

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Le Riu Imperial Marhaba Hotel, à Port El Kantaoui, près de Sousse (Tunisie), où une attaque terroriste a fait 38 morts, le 26 juin 2015. 
Le Riu Imperial Marhaba Hotel, à Port El Kantaoui, près de Sousse (Tunisie), où une attaque terroriste a fait 38 morts, le 26 juin 2015.  (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)