Attentat de Sousse : le Premier ministre tunisien met en cause la lenteur de la police

"Le temps de la réaction, là est le problème", a déclaré Habib Essid, ajoutant que la police avait été "bloquée partout".

Le Premier ministre tunisien Habib Essid observe une minute de silence sur les lieux de l\'attentat qui a fait 38 victimes une semaine plus tôt, à Sousse, vendredi 3 juillet 2015.
Le Premier ministre tunisien Habib Essid observe une minute de silence sur les lieux de l'attentat qui a fait 38 victimes une semaine plus tôt, à Sousse, vendredi 3 juillet 2015. (FETHI BELAID / AFP)

"Nous sommes vraiment désolés pour ce qui s'est passé." Le Premier ministre tunisien, Habib Essid, a reconnu vendredi 3 juillet, dans une interview à la BBC (en anglais) que la police avait été trop lente à intervenir lors de l'attentat sanglant dans un hôtel de Sousse, la semaine dernière.

"Le temps de la réaction, là est le problème", a déclaré Habib Essid, ajoutant que la police avait été "bloquée partout", sans plus de précisions. Les 38 touristes tués "étaient nos invités. Ils étaient venus passer leurs vacances avec nous, mais ce qui s'est passé est une horreur inacceptable", a-t-il ajouté.

Une minute de silence en hommage aux victimes

Il y a une semaine jour pour jour, le 26 juin, un jeune homme armé d'une kalachnikov, identifié par les autorités comme un étudiant nommé Seifeddine Rezgui, avait ouvert le feu sur une plage de Port El Kantaoui, dans le centre-est de la Tunisie. Trente-huit touristes étrangers, dont 30 Britanniques, ont été tués et 39 personnes blessées.

Une minute de silence en hommage aux victimes a été observée vendredi en présence d'Habib Essid et de plusieurs ministres sur les lieux du massacre. Au même moment, à midi pile locales, le Royaume-Uni s'est immobilisé, et les drapeaux étaient en berne.